Ce que je préfère dans "l'humanitaire", c'est peut-être l'humanité.

L'humanité souriante avec laquelle on se paie notre tête, l'humanité tout aussi souriante avec laquelle je ne dois pas oublier de remercier en toutes circonstances. Merci, merci, merci, je t'ai remercié au moins ?

Au nom du principe que tu as besoin de l'aide de tous et qu'il ne faut donc froisser personne, tu n'as qu'à faire paillasson à plein temps dédié à la bonne cause.

Quand tu es dépitée, tu te tais, tu reprends une chips et tu attends Noël pour penser "c'est pas pire".

Les gamins à Mada et leur bonheur d'aller à l'école, le riz qui cuit doucement, les médicaments qui sauvent vraiment, que c'est simple !

Mais avant ça, faut décrocher ton diplôme docteur es je serre les dents, telle la galinacée moyenne le jour où elle en aura -des dents.

Comme aux Oscars : merci Anita puisque tu trouves à chaque fois les mots en écho quand moi je ne la digère pas la déception. Et puis merci Anne d'avoir aujourd'hui adouci si gentiment la chute. Mercis gratuits, ouf.