C'est vendredi joli ! ça veut dire farniente pour moi... et ça tombe bien parce que la Toxic Party... Aïe aïe aïe caramba ! Des médicaments à gogo, du blogueur tout beau et de l'eau, de l'eau, rien que de l'eau, de l'eau de là-haut...
En attendant du scoop, imagé et très denté, de la soirée, voici Maé (la rime est riche, oui, je sais...) qui vous ouvre la porte de son home sweet home...


Nouvelle rubrique instaurée par Nath, les guest stars qui viennent parler de leur vie de pauvre, rubrique savamment inaugurée par Fressine, et qui me permet d’être publiée sur le blog de Pokanel (wouhou, c’est fête !).

Pour le coup, moi, j’ai envie de vous parler de mon immeuble de pauvres : mon HLM (NDLR : Habitation à Loyer Modéré).

Contrairement à ce que certains hommes politiques essayent de nous faire croire, les HLM ne sont pas réservés à une caste d’élus qui ne paieraient que 1000 € par mois pour 200 m2… Enfin, normalement quoi. Non, les HLM sont distribués en priorité à des gens aux revenus modestes qui ne leur permettraient pas de louer un appartement dans le privé.

Les HLM jouissent d’une bien piètre réputation, surtout lorsque dans mon cas précis, ils sont regroupés pour former une petite cité.

Et là, j’ai un peu envie de crier au scandale : oui, il y a des gens biens dans les HLM, genre moi quoi ! Manque de pot, pas de confiture comme disait mon ex un imbécile que j’ai bien connu, ils ne sont (presque) pas chez moi.

Ainsi, et dans le même immeuble, vous avez :

1. Le couple de vieux ascenseurophobe (si si, ça existe) qui descend l’un après l’autre pour que, au cas où l’un reste bloqué, l’autre puisse téléphoner. Du coup, quand le premier descend et que tu attends en bas pour pouvoir monter retrouver tes pénates, lui t’empêche de monter dans l’ascenseur en restant bien devant la porte que tu vois se fermer sous ton nez afin que tu ne fasses pas une escale à l’étage où tu habites et que l’ascenseur accède à l’étage de sa moitié plus rapidement afin que celle-ci puisse descendre plus vite (on ne sait jamais, une fois montée dans l’ascenseur, je pourrais lui jeter un sort pour qu’il tombe en rade juste après m’en être servie).

2. La fille d’une vingtaine d’années qui balance des bouquins et des bouteilles d’eau pleines par la fenêtre après s’être disputée avec son père. Tiens, parlons-en de son abruti de père : son activité préférée consiste à balancer ses bouteilles de bières (vides celles-ci) par le vide-ordure qui passe bien évidemment dans les cuisines de tous les appartements de l’immeuble, aux alentours de minuit… S’il n’y avait que le bruit que cela produit, ça irait encore : mais les bouteilles en verre, ça se casse… Et quand tu ouvres ton vide-ordure pour jeter ta petite poubelle et que tu tombes sur des tessons de bouteilles, t’es limite joyeux…

3. La voisine du dessus qui passe l’aspirateur tous les jours à 7h du mat’ (oui, oui, tous les jours) et qui nie effrontément quand tu viens lui faire la remarque (« non, c’est pas moi, ça vient du sixième étage, je l’entends moi aussi… ». Et la marmotte, elle met le papier d’alu dans le chocolat, n’est-ce pas ?).

4. Le vieux garçon qui vit dans le même appartement que son frère avec pour seul compagnie trois Rottweilers… Quand ils ouvrent la porte de leur appartement, je vous laisse imaginer l’odeur nauséabonde qui s’en dégage…

Vous l’aurez compris, mon HLM est un immeuble de pauvres… cons ! Parce que oui, ils habitent en HLM, mais d’un autre côté, ils ont des résidences secondaires, partent en vacances aux Antilles et roulent en Mercedes (bon, pas tous hein, mais j’en connais…).

Heureusement, d’autres sont là pour relever le niveau, comme mes voisins du premier étage qui sont d’une gentillesse folle, civilisés (c’est assez rare dans ma petite cité pour être relevé) et dont les enfants sont hyper bien élevés.

Moralité : on ne trouve pas que des pauvres en HLM, il y a aussi des hommes politiques et des imbéciles...

D’un autre côté, je les comprends ces gens : c’est vrai, après tout, pourquoi bien se comporter quand on est traité comme de la merde ?

L’exemple le plus récent concerne le chauffage : il y a encore à peine quinze jours – trois semaines, la température extérieure ne volait pas bien haut. C’est pile poil à ce moment-là que la chaudière de l’immeuble est tombée en panne… Pas de chance hein ! Du coup, les techniciens des HLM ont bossé dessus : ils ont juste mis quinze jours à la réparer, et encore c’est parce qu’une pièce avait lâché… J’imagine que s’il y avait eu des réglages à faire, à l’heure à laquelle je vous écris, je serais encore en train de faire brûler un maximum de bougies dans ma chambre pour gagner un demi degré.

On a été mis au courant de l’avancée des travaux par le Président d’une association de quartier qui laissait des petits mots sur la porte d’entrée… Par contre, les HLM n’ont rien écrit du tout, sans doute à cause d’une mesure écologique, estimant que l’impression d’une page affichée dans le hall de notre immeuble contribuerait gravement à la déforestation de l’Amazonie…

Bon allez, j’vais arrêter de me plaindre et j’vais ramasser les mégots qui trainent sur mon balcon : vu les traces de rouge à lèvres dessus, ils doivent appartenir à l’autre greluche du dessus !

Peace et surtout, quoi que vous fassiez, ayez toujours une petite pensée pour vos voisins ;-), ils le méritent bien (ou pas…).

[Merci Maé pour ta contribution blog reality ! J'ai accompagné ton post de photos mais si tu veux en changer, no problem...
Tu nous as manqué hier soir et j'espère que tu as une bonne excuse espèce de lâcheuse...

LTDLFQNJRAV (Le Truc De La Fin Qui N'a Jamais Rien A Voir) : Vous le saviez, vous, que Céline Dion aurait été archi refaite au bistouri ? Je savais pour ses dents mais le reste ? Vous le saviez et personne ne me le disait attendant que j'ai l'air bête dans une conversation d'importance ? Ou c'est tin whistle et compagnie et je ne dois pas en croire un mot ? Hum ? ]