Association Pokanel Madagascar

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mardi 15 juillet 2008

Anosibe


Grosse effervescence des vendeurs de patates douces au marché d'Anosibe... J'espère m'y faire embaucher, en fait.

dimanche 25 mai 2008

Juste de l'autre côté du chemin



Havan-tiana tsy mahalavi-tany...

Elle était notre tendre roc, infatigable et enthousiaste, spirituelle et drôle...

Elle continuera de nous demander, à Anita et moi, "Alors qu'est-ce qu'on fait pour les enfants ?", "Et le rallye, est-ce qu'il y a beaucoup d'inscrits ?", "Est-ce qu'on peut acheter plus de riz ? Il reste des sous ?", et toujours "Qu'est-ce que tu as appris aujourd'hui ma chérie ?" et elle attendra une vraie réponse, pas moyen de s'y dérober... heureusement.

Ce dimanche Bebe, nous apprenons à "avoir du courage encore", ta main toujours posée sur notre bras, juste de l'autre côté du chemin...

[Le blog est en pause pour quelques jours mais on se retrouve le 7 juin pour un rallye chaleureux et joyeux que l'on a vraiment hâte de partager avec vous... A très vite, les amis...]

samedi 19 avril 2008

La VBI du jour

Aujourd'hui la version jus de grenadelle "à emporter" made in Mada...


Un gobelet, un sac plastique retourné, hop une paille plantée dedans et vous voilà déambulant dans la ville, simple et chic, comme moi ce matin ! ;)

Be creative !

samedi 12 avril 2008

News III - Revue de presse

Un geste qui me met invariablement de bonne humeur est de feuilleter tous les matins les journaux malgaches. Le ton y est pour le moins surprenant… J’adore.

Exemple avec cet article concernant le « nettoyage » de certains quartiers de Tana.

Le nouveau maire ayant envie de donner un petit coup de frais au quartier de Behoririka notamment, il a donc dépêché sur place la police pour déloger les vendeurs illicites et leurs stands sauvages, opération conduite « par le Général Martin Razafindrasata, chef de corps de la police municipale », mazette un Général, l’humeur n’est pas à la badinerie ce matin…

Sauf que sur place, « une dame contrariée s’est rebellée en prenant le bâton d’un agent et l’a frappé », le geste de notre héroïne a suffi à enflammer la foule et l’émeute s’est propagée à 3 quartiers de Tana…

Je dis juste « Chapeau mon Général ! »…



Je rappelle que la femme malgache lambda ressemble rarement à Sébastien Chabal, qu’elle est en moyenne haute de 1,55m mais que visiblement une fois contrariée, elle vous désarme en moins de deux un policier avant de le matraquer sans complexe et de vous déclencher presto mai 68 le revival ! C’est beau. Vous vous souviendrez quand même de ne jamais contrarier une femme malgache…

Sinon dans l’édito du jour sur les accidents de la route, on peut lire une vive critique sur l’efficacité de la gendarmerie qui « a reçu une belle tarte en pleine figure avec l’hécatombe d’Ambohimandroso où quatorze personnes ont péri d’un seul coup »… Décidemment, c’est fête à la caserne aujourd’hui !

J’aime bien éplucher les petites annonces aussi… au cas où j’y découvrirais un appartement à louer vraiment pas cher (80 euros/mois) mais… sans accès. Acrobatique pour rentrer chez soi mais garantie de ne pas être dérangé par une visite impromptue…


Ou encore si je peux trouver un nouveau job…


Raté pour l’emploi de femme de chambre geek du jour !

Plus sérieusement, entre la nécessité du BAC + français parfait + anglais + informatique pour avoir le droit de refaire les lits au Carlton, il y a un début d’explication au fort taux de chômage à Madagascar… Moi j’aurais aussi demandé un vrai potentiel en mécanique des fluides pour pouvoir rincer la baignoire. N’importe quoi.

Passons à la rubrique « on rigole » dans laquelle je découvre toujours de nouveaux jeux… Par exemple… le « puzzle ». Voyons…


Pardon ? ça vous rappelle un truc que partout dans le monde, on appellerait « Su-do-ku » ? Pas du tout…

Cerise sur le gâteau… L’horoscope...

Hum… Alors là, je prends toujours mon temps pour le savourer… parce que je suis Poisson, comme le rédacteur de la rubrique je suppose… J’ai à ce titre une espèce d’immunité…

Ce n’est pas les cas des Vierges qui pinaillent pour un rien, mais qui heureusement sont entourées de saintes personnes qui supportent ça avec abnégation.


Côté Scorpion, ça ne vaut pas beaucoup mieux, on est loin d’amour, gloire et beauté, pas de quoi pavoiser… Aussi exigeants que les Vierges, vous me remettrez du plat allégé pour tout le monde !…


Mais la palme revient quand même de droit aux Sagittaires
Vous pouvez vous chercher un îlot désertique en mer du Nord (non pas les Caraïbes, c’est pénitence, pas le Club Med !) avant de perdre tous vos amis ( vous n’en aviez pas peut-être) et pas de Double Mac avec maxi frites pour vous non plus…


Ah oui, vous voulez voir ma prévision ?


Parce que je travaille beaucoup, je peux me permettre de ne pas tout faire aujourd’hui… Et moi, j’ai des amis, yes ! Ce qui m’inquiète (un peu), c’est qu’ils soient… vierge, sagittaire et scorpion, à part ça, ça va ! ;)

mardi 8 avril 2008

News II - Murmure


Elle ne faisait que passer alors que je tournais une vidéo dans Tana cet après-midi. Sa silhouette s'est gravée malgré elle, s'imposant au coeur des notes de Moby que j'écoutais à ce moment-là.

Je ne l'avais pas vraiment remarquée, l'oeil rivé ailleurs sur je ne sais quoi. Jusqu'à sa main posée sur mon bras. Doucement.

Je l'ai découverte à côté de moi, toute petite, emmitoufflée dans son lambahoany malgré un soleil de plomb et le mercure à 27°.
J'ai d'abord vu ses pieds nus et son sac en plastique rempli d'emballages vides, avant de croiser son regard dépossédé par la cataracte. Derrière l'épais voile blanc, j'imagine qu'elle devine plus qu'elle ne voit à présent.

Elle a les mots pudiques et le geste timide, pas de discours tout prêt sur la vie trop dure, elle murmure... pas besoin de plus pour l'entendre, puisqu'il n'y a tellement rien à dire de toute façon...

Il n'y a pas de sécurité sociale à Madagascar, le SMIC est à 20 euros, les retraites tiennent de la survie quand elles existent, on peut espérer y vivre jusqu'à 53 ans, autant dire que sans la solidarité familiale entre générations vous pouvez bien crever sur un trottoir en regardant vos mains déformées par le travail de toute une courte vie. A moins qu'une cataracte ait la délicatesse de vous épargner ce spectacle sur la fin.

L'impuissance désarme parfois. Je l'oublie le plus souvent heureusement.

Du riz, du jus d'orange, son sourire apaisé pour un temps, elle continue de descendre la rue et moi de rester plantée là. Je l'ai regardée s'éloigner, passer de petite à minuscule, d'anonyme à invisible. Invisible, mais vivante quelque part dans cette ville.

Pour combien de temps ?

[Aujourd'hui, pas d'humanitaire nez rouge et blagues carambar all include, vous faites sans, d'accord ? Demain je vous plomberai un peu plus le moral avec un topo sur l'horoscope malgache et je préviens les sagittaires, vierges, scorpions qu'ils peuvent d'avance rester couchés...]

samedi 5 avril 2008

News I

Vu de mon hublot, le ciel de Mada est d’un bleu intense…


J’ai pris ce mardi un vol sur Air France, à un prix très attractif puisque normalement réservé aux chauves. J’ai donc dû faire des compromis chez le coiffeur avant de partir…


J’ai apprécié à l'enregistrement la gentillesse de l'hôtesse qui a fermé les yeux sur mon excédent de bagages… Vos médicaments pesant 26 kg au lieu des 23 autorisés, elle s’est contentée d’affubler mon sac d’une belle étiquette fluo qui dit aux yeux du monde que je pousse le bouchon un peu loin… Quoi c’est vrai ? Ah oui, c’est vrai. Mais c’est pour la bonne cause !


Puisque vous le réclamez, revenons à mes cheveux… Quid de la coupe du moment et comment bien vivre ma chauve attitude ?
Un début de solution m’a été soufflé par Carla, une copine mannequin rencontrée à la Grande Braderie ce jeudi à Tana : la perruque hype.


J’ai émis quelques doutes, mais Carla m’a soutenu qu’on atteignait là l’ultime branchitude que même les blogueuses fashion parisiennes en mangeraient leurs pin’s à l’effigie d’Anna Wintour. « OK », j’ai dit.

Et après une escapade chez le coiffeur-cantine à Analakely (oui madame… c’est un salon qui fait coiffure ET cantine…) Tinlin !


(Pas la peine de dire que la photo est floue, elle ne l’est pas, c’est « concept »… Si vous dansez sur un truc de Sylvie Vartan en regardant la photo, elle apparaîtra nette. Alors ? C’est pas du geek ça peut-être ??? ).

Bon voilà pour les news capillaires, la suite des infos avec du riz dedans, des sponsors enthousiastes, un concert by Pokanel, des enfants en bonne santé, et tout et tout, suivra plus tard, là c’était juste un coucou ! ;)

lundi 28 janvier 2008

Pintades story


Akanga maro tsy vakin'amboa... Proverbe malgache qui signifie "Pintades en troupe, un chien ne les disperse pas", cousin de "l'union fait la force".

Le chien ne les disperse pas, pas plus que ma voiture qui les suit d'ailleurs... Et qui va les suivre suffisamment longtemps pour prendre cette photo tout en calant acrobatiquement le volant avec la souplesse de Nadia Comaneci... (Oui... J'ai décidé que le lundi, je me jetterais des fleurs maintenant, ça compensera vos commentaires sarcastiques de la semaine hein ! ;-) )

Bref, là n'est pas la thématique du jour... D'ailleurs il n'y a pas de thématique aujourd'hui, tout est plus simple. Simple comme un coup de fil le silence qu'il vaut mieux garder parfois.

"L'union fait la force", ça marche pour les pintades, pas toujours chez les bipèdes non palmidés... la force n'étant pour moi jamais un cri, une brutalité, un martèlement, une démonstration ou une mauvaise foi sourde, dusse-t-elle être de groupe.

Au chapitre "ce serait sympa de dîner ensemble un soir"... pour éviter tout malentendu et surtout votre déception post dîner, je me permets d'expliciter à vos coeurs palpitants une petite chose que je n'avais pas pensé à caler avec vous plus tôt.

Si à ce jour, nous nous sommes entrevus à un rallye Pokanel (rallye auquel vous avez eu la gentillesse de participer pour la scolarisation d'enfants à Madagascar), mais que par ailleurs on ne partage normalement pas le repas de Noël ensemble, que je ne vous emmène pas le samedi au jardin d'acclimatation, qu'ensemble on ne dise pas d'horreurs inavouables sans rougir et devoir préciser que ce n'est que de l'humour, toutes ces choses qui font ma vie mais pas forcément celle de Pokanel alors... il est probable qu'à un dîner avec vous, moment à priori sympathique pour moi, je risque bien de vous parler de Pokanel et de Madagascar. Non pas que je sois "en promo" mais que ça me fera plaisir de créer un échange autour de Madagascar, en dehors du blog ou des rallyes.

Et je me sens aussi le droit ne pas avoir envie d'être "disséquée" toute la soirée ou agressée pour des idées divergentes.

Donc pour les seuls détails persos croustillants ici présents, mes grands-parents m'ont appris la politesse, et les oies malgaches la patience... ça durera mais bon... voilà.

Maintenant, j'ai hâte de vous retrouver jeudi soir à la Toxic Party pour partager un verre et des médicaments (je ne suis plus contagieuse !), faire connaissance dans la bonne humeur, discuter sérieusement et puis en rire, voir si l'union peut aussi faire la force...

mercredi 16 janvier 2008

Un ranovola, s'il vous plaît !

Une des difficultés du quotidien à Madagascar est d'éviter de se rendre malade en buvant de l'eau, (Fressine vous dira "ça tombe bien, j'en bois jamais !"), où que vous soyez celle-ci n'est jamais potable. Même dans les maisons munies de l'eau courante, elle reste impropre à la consommation. Trop chargée de bactéries de toutes sortes et notamment de celle qui provoque le redoutable choléra.

La plus simple façon de n'attraper aucune maladie en buvant de l'eau est de l'acheter en bouteille. Ce qui bien sûr se révèle aussi la plus chère et donc hors de portée de la grande majorité des Malgaches.

Aussi, loin des restaurants et des hôtels, vous trouverez en guise d'eau sur les tables familiales malgaches une carafe contenant un drôle de liquide ambré, le "Ranon'ampango" ou "Ranovola".

Cette boisson traditionnelle est en fait une décoction obtenue à partir de la cuisson du riz quotidien. Pour faire un bon ranovola (traduisez "eau d'argent"), il vous faut laisser s'évaporer la première eau de cuisson du riz, enlever ensuite le riz cuit et en conserver une seule couche mince dans la casserole qui est remise sur le feu.


Laissez ensuite griller à feu doux en dansant si vous voulez mais surtout en surveillant bien que le riz roussisse et dégage une bonne odeur de caramel en attachant au fond de la casserole tout en évitant de le laisser brûler. Je ne sais plus qui a ricané il y a peu lorsque j'expliquais très sérieusement que le riz devait être roussi et pas brûlé... C'est pourtant e-ssen-tiel... Les gens sont fous...


Versez ensuite environ un litre d'eau froide sur le riz et laissez cuire jusqu'à ébullition. Puis à feu très doux, laissez la préparation mijoter encore quelques minutes pendant que vous chantez, l'eau va se colorer en se chargeant des particules de carbone et prendre un goût légèrement caramélisé. Plus la couleur vire au doré ou au brun, plus le ranovola est réussi.


Filtrez enfin la boisson à la passoire. C'est prêt !

Votre ranovola se sert chaud comme une infusion ou bien très froid et désaltérant, sucré ou bien salé. Il est réputé pour ses propriétés anti-diarrhéiques et c'est un excellent remède contre la déshydratation.



Le ranovola est aussi une boisson honorifique que l'on sert à ses invités pour leur montrer combien leur santé nous importe... Gentille attention, donc.

Ce post est bien évidemment dédié à Aurélie qui a jeté mon ranovola dans l'évier pour mettre ni une ni deux du vin dans sa carafe... Je ne m'en suis pas encore remise (le reste de ma Dream Team non plus !) mais elle a pris comme bonne résolution 2008 de ne plus jamais le refaire... On note l'effort mais l'équipe d'Aurélie pourra quand même difficilement gagner le rallye cette année... :)

mardi 1 janvier 2008

Tic tac...

Puisque c'est la journée de tous les voeux, nous souhaitons que tous les vôtres se réalisent en cette nouvelle année ! Vite et bien, la totale. Rien de moins !

De notre côté, enfin surtout du mien d'ailleurs, j'avais très envie d'une petite pause dans la vie du blog. Je vous avais même écrit un post du TGV d'hier soir, un très joli patchwork fourre-tout avec le bilan 2007, le prochain rallye qui va être une tuerie, les dernières phrases/attitudes sympas entendues/croisées ces derniers temps qui me font souhaiter le choléra à leurs auteurs pour 2008, l'interview d'Hortense à Mada, celle de Liana à New York, la Bic Party II à La Rochelle, magic Chiboum, les bracelets de la prochaine fashion week by Pokanel, les "mercis d'avance" à vous économiser, les projets ambitieux à venir, notre événementiel d'entreprise, l'Open de Tennis de Madagascar auquel Hery et moi allons avoir the biggest honte of the year si on s'entraîne encore moins qu'aujourd'hui, un très beau clip de Nana Mouskouri d'Annick et plein d'autres infos à vous saisir sur place... Vous en aviez pour 2 jours à tout lire, au bas mot.

"So what ?" se disent "mes amies très parisiennes" (copyright Vola) qui font rien que ricaner du haut de l'Arc de Triomphe, "où est donc ce billet ?" dixit les autres.
Pas là parce que c'est la nouvelle année et que vous allez pleurer si on ferme boutique. Et que la gentillesse est à l'ordre du jour, comme les autres jours, même si des fois être "gentille" ça sert juste à être prise pour une conne. ("Mais c'est quoi cette vulgarité ?!? Elle est belle l'année 2008 !")

Donc ce qu'il vous reste de ce billet fabuleux : les vidéos qui suivent.

La première fait suite à la remarque d'une équipe du dernier rallye qui me demandait si Pokanel était épargné d'être ridicule en chantant à l'instar de nos nouvelles stars...

Vous avez de ces questions quand on sait que ce jour-là ma Dream Team n'a pas chanté... Mais bon, on ne s'arrête pas à ce genre de détails et je vous ai trouvé une petite vidéo bien ridicule à vous mettre sous la dent.

Je dois ce moment de solitude à mon amie à cette crapule d'Annick qui ce jour-là a décidé 5 minutes avant son concert que ce serait "bien" (ah oui ?) d'avoir une espèce de faire-valoir non rémunéré qui chanterait une chanson populaire malgache pour faire de l'oeil à ses compatriotes dans la salle... Chanson que bien sûr en idole du rock qui remplit les stades à Madagascar, elle ne va pas chanter elle-même, hein ! "Comme si Alanis Morissette chantait Marie Myriam"... Ouais, c'est ça...

Donc tout y est : la tenue de scène improbable (j'avais tennis juste avant), la chorégraphie du mime Marceau pour la moitié du public qui ne pouvait pas comprendre le texte, la voix cassée par les 2°C dans la salle, bref réjouissez-vous, c'est cadeau !



Evidemment vous pouvez me contacter pour vos goûters, foires aux bestiaux, kermesses à la saucisse ou bar mitzvah... Suis impatiente de communier avec mon public !

Mais puisque c'est le D Day des voeux grands et petits... Moi j'en ai un petit...

Si après avoir chantonné du Carla Bruni en 2007, vous pouviez vous arrêter pour de vrai durant 4 minutes de cette année 2008 pour écouter cette chanson "Omeo Fitia" (Donne de l'Amour) interprétée en duo par Annick et le chanteur du groupe NataA dB...

La langue ne sera pas une barrière, je vous épargne la traduction littérale qui gâcherait la subtilité de la chanson, les images parlent d'elles-même... La réalité qui brise les rêves... Sous le soleil et la douceur apparente, la violence des sentiments engendrée par le manque de tout, jusqu'au manque d'amour dans tous ces regards échangés à force de luttes perpétuelles pour survivre.

A l'heure de la soi-disante TV réalité, dans ce clip réalité personne n'a été forcé à fouiller les bennes à ordures, aucun enfant n'a été dépouillé de ses chaussures, aucun vieillard n'a été payé pour porter le double de son poids, personne n'est mort de faim pour les besoins du tournage. C'était déjà comme ça.

Allez, 4 minutes les yeux ouverts. C'est mon voeu...

Merci.




dimanche 26 août 2007

Paradis

Si l'heure de la rentrée a sonné ou que tu n'es pas encore parti(e) mettre les pieds dans l'eau...


Nosy Boraha (Ile Sainte Marie), petite île malgache au Nord-Est de la Grande Terre, douceur de vivre, mer chaude, poissons tropicaux, c'est cadeau...

lundi 20 août 2007

J'ai rencontré Rocky !



Oui ! Stallone himself ! Et on nous raconte vraiment n'importe quoi...

Stallone n'est pas américain, ne connait ni Bush ni le Big Mac et n'a même jamais machouillé de chewing gum

Stallone ne vit pas sur les collines d'Hollywood mais sur le plateau de l'Horombe, ne collectionne pas les Ferrari mais les zébus les plus forts de Madagascar

Stallone n'est pas botoxé, ses rires résonnent au vent comme un joyeux talisman

Stallone ignore tout d'un autre monde là-bas où on ne doit même pas puiser l'eau

Stallone doit peser 15 kg de muscles et autant de malice, on n'avancera pas de pronostic pour Sylvester, d'accord ?

Un mythe s'est brisé, certes. Mais au milieu d'un plateau à perte de vue, j'ai rencontré le vrai Stallone (incrédule, je lui ai fait répéter son prénom...), il a 9 ans et... Rocky, c'est bien lui !

[Vu qu'un grand nombre de fans de Rosalinda arrivent maintenant ici via Google (!), pour les fans de Sly : SOYEZ LES BIENVENUS évidemment !]

jeudi 16 août 2007

P=(m.g)x(pudeur)²


A Madagascar, la rue est riche de petits métiers insolites...

Fiabilité de la pesée... garantie à +/- 10 kilos dépendant de la pudeur du sujet. Plus tu oses te déshabiller en pleine rue, plus la pesée sera à tendance katemossienne évidemment...

mercredi 15 août 2007

Move your pulp(e) !

Oyé, oyé ! Page culturelle en ce 15 août puisque c'est l'anniversaire de Sylvie Vartan... Vous le saviez ? Ah oui ? Vous me faîtes peur parfois...

Non, page culturelle sur un jeu très populaire à Madagascar : le solitaire.

L'origine exacte du solitaire reste méconnue (ça commence bien, je sais...) alors vous choisissez celle que vous préfèrez :

1. C'est un jeu romain et Jules César y jouait jusqu'à 4h du mat' alors que Cléopâtre râlait "Fuck ce jeu, Julus !"

2. Il a été inventé par un prisonnier de la Bastille qui s'ennuyait un tantinet avant le bal du 14 juillet

3. Pas du tout, il a été inventé au XVIe siècle par un candidat de Koh Lanta qui observait un jeu amérindien en grignotant des chenilles.

Son origine réelle reste donc un mystère, il faut que vous vous débrouilliez avec ça.

Comment y jouer ?

Le plateau du jeu est percé de 37 trous pour le solitaire Français et de 33 pour l'Anglais. Les trous sont garnis de billes au début du jeu (si vous n'avez touché à rien, bien sûr...).
Le solitaire est un jeu qui, comme son nom l'indique, se pratique seul, pas la peine d'aller supplier pour qu'on joue avec vous comme Rémi sans famille. Vous vous mobilisez et c'est tout.

Le solitaire étant un jeu de réflexion et non de hasard, vous ne faîtes donc pas n'importe quoi avec les billes non plus !

Pour enlever une bille, il faut pouvoir sauter par dessus une bille voisine, l'emplacement suivant devant être libre. On ne peut sauter qu'horizontalement ou verticalement, et une seule pièce à la fois.

Le but du jeu est de ne conserver qu'une seule bille, la victoire étant absolue (= comme Léonardo, you're the king of the woooorld !) lorsque cette dernière pièce se trouve au centre du tablier.

C'est ici que vous me dites...

"Merci Lucette, ça manquait à ma culture mais sans plus, tu vois ?"

Je vois...

SAUF QUE... Madagascar regorge de merveilles géologiques dont des pierres semi-précieuses, topaze, améthyste, aigue marine, grenat, tourmaline, ... ET que ne reculant devant aucun effort pour vous combler au rallye du 15/09, j'en ai rapporté un magnifique de Mada just for you : plateau en bois de palissandre massif et tourbillon de 38 pierres semi- précieuses toutes marquées du nom de la pierre... La classe, wouala.

Alors si vous voulez épater votre galerie d'amis (si vous n'avez pas d'amis, vous avez donc une raison supplémentaire d'aimer ce jeu...), vous pourrez acquérir ce magnifique solitaire le 15 septembre pour 1 euro à la toute petite condition que votre numéro soit the big winner of our tombola de la muerte !!!

En passant, vous trouverez le même (en moins beau quand même) à la boutique jeux des Halles à 100 euros, une paille...

Je serais vous... je m'achèterais 10 tickets tout de suite, tiens !

dimanche 7 mai 2006

Nos amies les bêtes




Pour celles (ceux) qui n'auraient jamais vu (ni goûté à fortiori) un criquet malgache avant le 24 juin 2006...


Voici Jimmy, domicilié à la même adresse que ma salle de bains ! ;)


lundi 24 avril 2006

L'Horombe



Le plateau de l’Horombe est, comme la Porte du Sud, un de mes endroits de prédilection.

Ici, plus un arbre, plus une hutte, plus rien, juste la savane et ses hautes herbes à perte de vue. Sur 360°, rien d’autre que ce paysage dépouillé. No man’s land réellement impressionnant.

Avec ces « cartes postales » de Mada, vous allez croire que je suis en train de couler de paisibles vacances au soleil… Pas du tout. Wait and see...

mardi 18 avril 2006

Varavarana ny atsimo



















Juste un signe depuis la porte du Sud, majestueuse et troublante... L'air ici est chargé des légendes que nous avons hâte de vous faire partager. J'aime particulièrement cet endroit où les âmes des ancêtres, depuis les grottes devenues tombeaux, murmurent à l'oreille de ceux qui veulent entendre...

vendredi 14 avril 2006

Sur la route

Loin de Tana et d'internet pendant les 8 prochains jours, je laisse les clés du blog à Anita à Paris. Ah non, Anita sera loin de Paris. A Agnès donc. Oups Agnès sera loin du web. A Mino alors ? Pas mieux, à Antsirabe sans connection. Finalement je VOUS laisse les clés, sûre que vous prendrez soin de notre blog sweet blog en notre absence... A part ça, c'est une belle journée, soleil sur Tana, enthousiasme au beau fixe et 2000 km à venir. Très bon week-end de Pâques à tous, profitez-en bien ! A très bientôt ;)

vendredi 28 octobre 2005

Où il faut



Loin des villes, le soleil s'est levé sur les collines. Déjà on se dépêche, après trois prières, de fouler la terre. Le jeudi, on s'affaire pour attraper le taxi-be qui conduit jusqu'à Mahamasina et son marché.

Loin des villes, on scrute les nuages et les présages, on y croit plus qu'aux mots, ici il faut toute une saison de larmes pour que vienne enfin l'eau.

Loin des villes, on n'a pas l'embarras du choix des "peut-être, pourquoi pas, on verra", il faut accepter le combat puisqu' il est déjà là.

Loin des villes, on ne regrette pas de n'avoir pas ci ou ça, il faut rester droit, et remercier chaque nuit que les siens soient en vie.