28 octobre 2008
La Pintade made in Paris !
Samedi dernier, j'étais invitée par Thibault de l'agence Enjoy Affinity à participer à la Pintades Pursuit, jeu de l'oie pintades, organisée pour la sortie du livre "Une vie de pintade à Paris".
Vu qu'en son temps, j'avais acheté et aimé l'opus "Les pintades à New York", des mêmes auteurs, j'y suis allée enthousiaste à l'idée de les rencontrer et de découvrir leur nouveau bébé.
Arrivée au bar du rdv, je découvre des petits groupes de blogueuses attablées.
J'émets un premier "bonjour" (ma plouc touch) qui me vaut un vent force 6... Bienvenue au Vendée globe...
(vidéo ici)
Je m'asseois à une table ronde où nous devons être 7 ou 8, donc pas à 200m les unes des autres et mon second "bonjour" rencontre le même succès que le premier, force 9 environ le succès.
Je me sens promise à finir congelée comme Léonardo, quand à ma droite, une exclamation fuse... si déchirante que je suis prête à esquiver un danger imminent...
"Tu as déjà LA-VE ton pull ?!?"
(Gné ???)
"Ouiiiiiiiii !!!" que ça réplique sur ma gauche
"Mais COMMENT tu as fait ???"
(Genre avec une Scotch-Brite ?)
"Avec de l'eau et de la lessive !"
"Non mais le noeud, COMMENT tu fais pour que le petit noeud ne penche pas ???"
Autant être franche, j'ai pensé à cet instant que l'après-midi allait être trèèès long...
Bon. Je décide de tenter de faire quand même connaissance (mon optimiste plouc touch).
"Excusez-moi, vous vous connaissez peut-être toutes déjà, ça ne vous dérangerait pas qu'on se présente pour que je sache vos prénoms ?"
Réponse d'une jeune femme brune en face de moi...
"Je suis la fameuse Babillage..."
"La fameuse ???"
Sans rire, je suis adepte du second degré à mes heures, mais j'ai tenté l'expérience ce soir devant le miroir -sans âme qui vive à 50m- de dire "je suis la fameuse Nathalie de Pokanel", ben j'arrive même pas à le dire entre moi et moi... Mon psy va s'en frotter les mains...
A partir de là, j'ai décidé de me concentrer sur la corbeille de fraises Tagada au milieu de la table, et même de photographier les toilettes à défaut d'aller à la FIAC ce week-end.
Puis la Pintades Pursuit a eu la bonne idée de commencer !
En équipe avec Nama, Sonia et Mariam, nous voici parties dans les rues du XI arrondissement pour tour à tour boire du Côte du Rhône, écouter le récit passionné de madame le maire de la commune libre de Montmartre, draguer le libraire de la Musardine, jouer à la pétanque, écrire un récit à la Clara Morganne, faire la styliste, un joyeux pêle-mêle de pintaderies...
Pendant que Nama a été la reine de la pétanque dans un style des plus académiques, Mariam faisait la fashion model et Sonia fumait des extra fines pour soigner sa grippe.
Et moi, je me traînais par terre pour faire le scrapbook avec l'aide de Nama :
De retour à la case départ, nous nous sommes vues remettre plein de cadeaux, une malette de 200 000 euros en petites coupures et le prix de la "Pintade canaille" eu égard que j'aurais (mais je ne m'en souviens pas...) voulu aller acheter dans un magasin une plaquette de gommettes, de celles que nous étions censées collecter en réussissant nos épreuves...
Après un après-midi joyeux et une Pintades Pursuit top organisée, la soirée a donné lieu à de très jolies rencontres...
Celle de Laure Watrin, une des deux auteurs, animée par sa passion de faire découvrir avec humour le monde à travers des femmes d'exception ou héroïnes du quotidien.
J'ai bien aimé aussi qu'elle ait dit "Ah, c'est toi Nathalie de Pokanel !", déjà ça fait noble de s'appeler "De Pokanel" et comme je me suis abstenue de la ramener genre "oui, je sais... la fameuse...", j'étais auréolée en prime d'une humilité que n'aurait pas reniée Soeur Emmanuelle...
Ensuite j'ai papoté avec la dream team de Calmann-Levy, absolument adorable, bien au-delà de la volonté commerciale (et légitime).
Chez cette équipe-là aussi la passion -des livres entre autres et des rencontres humaines en particulier- est tellement enthousiasmante que je n'ai pas vu le temps passer à échanger avec Christelle, Béatrice et Florence. Rencontre rafraîchissante.
Sans oublier Thibault et Perrine d'Enjoy, avec lesquels j'ai partagé de joyeuses horreurs en fin de soirée lorsque nous cherchions de vraies solutions pour soulager la misère en Afrique, c'est à dire échaffauder des projets hautement marketing qui rapportent. (Je ne manquerai pas de vous tenir informés du développement de ces projets dignes de Soeur Emmanuelle...)
Perrine avant...
Perrine après, version bollywood...
Après tout ça, j'ai profité d'un dimanche tout gris pour lire "Une vie de pintade à Paris".
J'ai vite retrouvé l'écriture piquante des "Pintades en chef" comme Laure se définit elle-même, drôle, caustique, fine et qui fait mouche !
Etant moins addict à Paris qu'à New York, j'avais un peu peur de l'effet "catalogue" des différents chapitres et mises en situation des pintades parisiennes, mais non. Le livre se dévore comme un roman en fait, et non comme une succession de chroniques plus ou moins reliées les unes aux autres.
J'ai appris plein de choses sur la ville de Paris et les moeurs de ses pintades, que ce soit sur leurs rapports à la chirurgie esthétique, aux hommes, à la grossesse, à l'éducation des enfants, à la gastronomie, etc, etc, tout ça sans tabous avec un ton et un humour décapants !
Au final, j'aurais pu aimer ce livre... mais je l'ai adoré.
Parce que derrière l'humour et la légèreté, le road book de cette pintade parisienne est incroyablement documenté et précis, et que loin de la "chick lit" qui tourne en rond à mon goût, j'ai trouvé dans ce livre une vraie étude -pas chiante- de moeurs, comparative et fine, entre les pintades parisiennes et leurs non-homologues étrangères.
Cerise sur le gâteau, le récit est truffé de clins d'oeil culturels et pour moi, ça fait aussi la différence entre un livre de pintade et un livre de pétasse.
Vivement "Une vie de pintade à Madagascar" maintenant !
01:12 Publié dans Pour la gloire | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : pintades pursuit, une vie de pintade à paris, calmann-levy, fiac, soeur emmanuelle is back















