19 avril 2011

180°

Il y a du dopage dans l'air chez Pokanel, attention… Révélation.

 

Après le "recadrage" salvateur d'Anita... L'histoire du nouveau mantra de Pokanel...


En escapade dans un petit paradis, j’ai envie de voir le panorama sous un autre angle que celui de la route ou de la plage.

la poésie est un sport extreme.jpg

Pour cela, j’avise un des points les plus hauts accessibles en voiture, et après une petite traversée à pied, nous  arrivons sur une crête ouverte sur la mer qui surplombe même les maisons design les plus somptueuses. Aucun obstacle pour embrasser les collines, la mer, la plage, les pélicans, les…


- Mais qu'est-ce que tu fais là ??? On marche dans la boue ! On va se tuer en plus dans cette pente !

- Mais non, c’est juste un terrain à traverser, regarde il n’y a plus que la mer devant nous...


- On est dans un champ labouré, c’est plein de terre !

- Mais c’est rien et de là on a un point de vue différent, tu vois la cime des arbres, l’architecture des maisons, le ballet des pélicans,…

- Mais t’as fumé ?!? J’ai de la terre plein les chaussures !

- Ce n'est pas grave, ça se lave...

- N'importe quoi, c’est du CUIR... On est au milieu des mottes de terre !

- Mais c’est le seul endroit où tu peux être DANS et AU-DESSUS des choses…

- N'importe quoi ! On est NULLE PART, tout le monde est en bas, il n'y a personne ici, ce délire...


Nous n’avons pas réussi à nous mettre d’accord mais on a ri et c’était le premier acte.

Le soir, je flâne dans une librairie quand je tombe en arrêt devant l’incongruité de deux piles de livres mises côte à côte. Le premier opus rassemble des extraits de Paulo Coelho dont j’ai lu l’Alchimiste comme tout le monde, et sur la seconde pile trône le visage agressif de Donald Trump qui semble hurler «Think big and kick ass», tout un poème… d’un autre genre.

Mais l’association des deux me paraît tellement énorme que je n’arrive pas à décoller de là en souriant devant les piles. Quel libraire stupide ou génialement provoc a bien pu penser à marier ainsi l’huile et l’eau ? Spontanément je parcours celui de Paulo Coelho…

« Il n'y a qu'une chose qui puisse rendre un rêve impossible, c'est la peur d'échouer »... ok, just do it !

 

« L'âme du Monde se nourrit du bonheur des gens. Ou de leur malheur, de l'envie, de la jalousie. Accomplir sa Légende Personnelle est la seule et unique obligation des hommes. Tout n'est qu'une seule chose »... bien, let's go !


Un accès de curiosité et me voilà à lire Donald. Choc tectonique, pas moins.

 

Pas de blabla : le monde est une jungle vicieuse et brutale, vous allez morfler encore et encore, entourés de charognards qui veulent vous tuer.

Vous croyez avoir des amis ??? Oui... qui veulent votre job, votre triplex, votre fortune, votre femme/votre mari, et même votre chien (pas moi, votre chien vous le gardez, merci), voilà ça c’est pour vos amis.

Et pour les autres, vous me direz ? Ben, comment vous dire ça ? C’est juste pire... Une boucherie.

Faut penser à vous promener avec le coutelas de Rahan entre les dents et à éviscérer le premier qui fait mine de vous tendre une main, reste plus que ça si vous voulez gagner votre koh lanta quotidien.

Et côté job, plus on vous déteste, meilleur c’est, vous avez le power, vous crachez sur vos voisins de bureau, ça leur apprendra à vivre (ou pas d’ailleurs, Donald dit que vous vous en fichez anyway).

Je me sens mieux... Je ris à chaque page... j’adore ce livre !

Et puis je me rappelle tout à coup la corniche, cet après-midi, la conversation, pourquoi je n'essaierais pas un peu pour voir ?…

Changement de philosophie… Hop hop hop ! Transmutation et fulguropoing.

AVANT…



APRES…


[Rien à voir mais quand même... Donald, tout mignon, a dédicacé ma nouvelle bible à sa "beautiful wife Melania", bon. Soit. Je ne sais pas si tu as d'autres qualités Melania, mais je te souhaite d'avoir la niaque au quotidien en tout cas...]