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Nomena

Nomena1.jpgJ’ai rencontré Nomena à l’hôpital Befelatanana à Antananarivo, ce jour-là était compliqué pour lui et ses 8 ans. Pour sa maman aussi qui redoutait l’issue de sa chirurgie thoracique du lendemain, la malnutrition de Nomena faisait craindre de graves complications. J’avais promis que Pokanel les soutiendrait, notamment par la fourniture des kilos de riz nécessaires à ce que Nomena reprenne des forces et aille mieux. On avait parlé tous les trois, puis tous les deux, Nomena avait peur de devoir rester seul pendant l’intervention, il aurait voulu que sa maman soit présente. Je lui avais expliqué pourquoi ça n’était pas possible mais que tout se passerait bien et qu’à son réveil, elle serait là. Des larmes d’angoisse étaient arrivées. Quand je me suis souvenue tout à coup d’un « règlement spécial » autorisant la présence d’écureuil accompagnateur en salle d’opération à condition qu’il soit d’une propreté irréprochable et silencieux durant toute l’intervention pour ne pas gêner le chirurgien.

J’ai alors donné à Nomena un des écureuils en peluche offerts avant mon départ par Sonia et sa société, déjà parfaitement propre puisque tout neuf, mais le règlement c’est le règlement et nous voilà partis à laver cette peluche, complice impeccable pour l’occasion. Tout s’est bien passé...


Quatre mois plus tard, dans la cour de l’école où nous déchargions les matériaux de construction pour les bibliothèques de Pokanel, j’ai entendu une petite voix derrière moi qui disait « Est-ce que je peux vous aider, madame Nathalie ? S’il vous plaît ? », c’était Nomena. Avec son immense sourire. Et sa gentillesse encore plus immense.

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Tout ça pour vous dire -en passant- à quoi servent concrètement les tonnes de riz que nous achetons et distribuons chaque année grâce à votre participation à nos événementiels, 1 kilo de riz malgache de qualité nous coûte 50cts d’€, ça sert à donner de l’oxygène dans les moments critiques, pour vous dire aussi que c’est possible, que la somme de nos forces fait une vraie différence, que les histoires peuvent être changées, il ne s’agit pas de les réécrire, de les théoriser, d’en faire des sujets de thèses ou de conférences, il s’agit quand même pour l’essentiel de se remonter les manches et de faire face aux problèmes pour les régler. Pas d’un claquement de doigts, mais l’un après l’autre, sans rien lâcher. Comme Nomena, 8 ans, avoir envie d’apporter concrètement sa pierre à l’édifice. 
Merci du fond du coeur, à chacun(e), pour ce que vous décidez d’apporter de positif et de concret au long fleuve pas tranquille de la vie de Pokanel et de ses projets à Mada.

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