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2. Nos actions

  • Premier rempart contre les maladies infantiles

    Arrivée ce matin des gels douche destinés aux familles les plus démunies dont les enfants sont hospitalisés à Antananarivo, sans possibilité d'accès aux produits de première nécessité qu'ils soient alimentaires ou d'hygiène...

    pokanel;madagascar

    Parce que l'accès à l'hygiène n'a rien d'une évidence à Madagascar, faute d'eau courante d'abord et du coût des produits de première nécessité. Nous forons et construisons des puits à eau en dur dans les villages isolés et fournissons les kits d'hygiène aux enfants qui sont le premier barrage efficace contre les maladies infantiles si dévastatrices à Madagascar.

    Merci beaucoup à Nuhanciam de nous y aider, merci pour ce généreux don et le riz qui l'accompagnera sur place !

  • Votre riz

    MERCI du fond du cœur à tous les participants aux événements de Pokanel (dans Paris ou sur le web), aux Cosmétiques Nuhanciam qui ont de nouveau offert une précieuse tonne de riz, (et à notre propre société MyInside Event) de s'être tant bougés pour aider toujours plus de familles démunies à Madagascar dont énormément d'enfants et de personnes âgées particulièrement fragiles. 

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    Tout commence toujours à Antananarivo par une négociation féroce du prix du kilo de riz auprès des producteurs et grossistes, sans aucun intermédiaire, avant de faire transporter, surveiller et distribuer par nous-mêmes un riz dont chaque grain compte. Et c'est vraiment loin d'être une expression toute faite...

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    5 tonnes de riz ont été distribuées depuis 15 jours, à l'hôpital, dans les écoles publiques primaires les plus pauvres des hauts plateaux malgaches et auprès de familles dont les enfants de moins de 5 ans sont mis en danger par la malnutrition. 

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    Lors de chacune des distributions, nous avons eu à coeur de transmettre et de partager vos sourires et votre chaleur humaine, puissiez-vous les ressentir en retour puissance 1000 ! Merci merci ❤️❤️❤️

  • Créateurs de bonheur

    Vous cherchez quelque chose d'extraordinaire à faire ? Ne cherchez plus.

    Mettez en machine programme délicat un des ours en peluche de votre enfant, envoyez-le à Pokanel, souriez, soyez heureux. Merci ❤️

    (Ce message s'adresse aux créateurs de moments inoubliables pour des enfants qui n'ont même jamais vu une peluche de leur vie, non que cela n'existe pas à Madagascar mais parce que c'est un luxe inaccessible pour la grande majorité des familles. Au service pédiatrique ce matin, c'était d'abord la stupeur des grandes découvertes, la timidité de l'approche, puis la naissance de duos inséparables !)

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    C'est à vous d'agir à présent ---> Pokanel, 109 rue du Bac 75007 Paris ;)

  • Pause bien-être

    Un petit moment de bien-être inédit pour les familles des enfants hospitalisés aujourd'hui.

    Elles ont pu profiter d'une pause douceur avec les soins hydratants et réparateurs pour le corps, gentiment offerts à Pokanel par les Cosmétiques Nuhanciam. Aucune n'a d'habitude accès à ce type de produit de bien-être et j'étais ravie qu'au fil des explications, chacune se détende un peu et s'échappe pour quelques minutes du contexte éprouvant de l'hôpital. 

    Merci beaucoup à Muriel Berradia, créatrice des Cosmétiques Nuhanciam pour cette très gentille attention ! 

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  • Smiling colors

    La journée commence aujourd'hui par une jolie pause récréative (oui, je fais la pause AVANT le travail).

    Vous êtes plusieurs à me demander comment contribuer à égayer un peu les journées des enfants hospitalisés, c'est très simple : une pochette de feutres (extras pour les petits, de bonne qualité et lavables à l'eau) coûte 3,60€, je l'achète de votre part, j'écris votre prénom sur la pochette et j'offre votre cadeau à Annie, Lamia, Ernest, Larissa...

    Hop, petit miracle, journée plus souriante ! 

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  • Naissance de la pharmacie gratuite

    À Madagascar, il est souvent difficile de réaliser des projets qui vous tiennent à cœur, même si vous avez une envie très sincère d'entreprendre et de concrétiser votre idée, vous serez confronté(e) à la dure réalité du pays : le manque criant de moyens (techniques), la rareté des matériaux et du matériel, le moindre transport qui est toujours chronophage et se transforme souvent en problème logistique, un rythme d'exécution plutôt "tranquille" (qui peut me rendre dingue personnellement, j'assume ça), la notion de "cahier des charges" qui est quelque chose d'abstrait pour la majorité des artisans parce qu'ils sont habitués à considérer un objet par rapport au remplissage de sa fonction et non par rapport au respect de dimensions notamment.... et au moins 100 autres choses qui feront qu'entreprendre un projet va ressembler à un parcours d'obstacles aussi variés que riches... (je souris en écrivant "variés" et "riches", c'est de l'automédication, ceux qui connaissent la réalité de Madagascar, savent et rient déjà gentiment de mes futurs "soucis".

    Donc quand jeudi dernier devant le meuble à pharmacie chancelant de l'hôpital de Befelatanana, j'ai proposé de créer une vraie et grande pharmacie gratuite pour les familles les plus démunies, bien organisée pour faciliter l'accès aux médicaments et la gestion des stocks, j'ai bien vu les regards incrédules que tout le monde me lançait, incrédulité constante jusqu'à la réalisation finale aujourd'hui d'ailleurs.
    Donc il y a 7 jours, à part dans ma tête, cette belle pharmacie n'existait pas.
    Et pour qu'elle existe, maintenant que je me retourne sur ces 7 jours, je me dis "ANDRIAMANITRA !" / "OH MY GOD!" / "OH MAIS QUI A EU CETTE IDÉE AU LIEU D'ALLER SE PROMENER ?!?".

    Il a fallu trouver des planches de bois qui n'existaient nulle part, essuyer le refus de 5 ateliers de menuiserie d'en couper des rectilignes, encore moins d'avoir autre chose que des extrémités coupées grossièrement à la hache, au final entendre la scierie me proposer deux troncs d'arbres couchés au milieu des canards, rentrer sans rien au soir du jour 1, dépitée. 

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    Attaquer le jour 2 avec la volonté de trouver 78 mètres de planches avant le coucher du soleil, se lancer dans un périple en taxis à la recherche de différentes pistes, entendre toujours les mêmes refus, en avoir marre à 15h que rien n'avance et dire "Puisque c'est comme ça, ON SE LANCE ! J'investis dans ma propre menuiserie, j'achète tous les outils et on fera tout par nous-mêmes", ce "on" n'étant pas bien identifié au départ, j'avoue... Mais j'ai convaincu en quelques secondes, Natha et Ranto qui n'avaient jamais touché une scie et une règle à dévers de leur vie que ça allait être GÉNIAL et que l'aventure serait incroyable ! 
    À la fin du jour 2, on a 78 mètres de pin tout humide car fraîchement sorti de la forêt, brut et franchement moche, coupé à la hache, sur une charrette qu'on pousse sur 5km jusque dans la côte à 15% de Mahamasina à l'hôpital de Befelatanana, il fait 28 degrés, on a le bois, tous les outils et on va... décéder au bout du 3ème escalier à monter, sur notre tas de planches mouillées. Fin du jour 2, c'était une bien belle journée ! C.jpg

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    Jour 3 autrement baptisé "le jour le plus long de notre vie" puisqu'on a trié, mesuré, coupé, réalisé, poncé manuellement 178 pièces de bois brut jusque tard dans la nuit éclairés par la lumière de nos portables. Cette nuit-là, Tana a été traversée par 3 zombies qui ne parlaient plus d'épuisement et qui devaient se retrouver après 4h de sommeil pour aller visiter les enfants malades. 

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    Les jours suivants ont été une succession de tempêtes qui nous ont trempées, d'inondations du couloir qui nous servait de chantier, de découpes dans l'obscurité, de fatigue intense à tout faire manuellement à tel point qu'on ne peut plus tenir un tournevis sans grimacer de douleur et la tentation de baisser un peu notre (mon) niveau d'exigence et de se remotiver en ne se résignant pas à faire moins bien que le résultat visé malgré les difficultés. 

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    Ce soir, la pharmacie est bien là, elle EXISTE, tout est solide, droit, pérenne, exactement comme elle existerait à Paris, mais elle est à Madagascar avec ce petit parfum de victoire sur le "zéro moyen". Elle a carrément le goût du courage et de la persévérance, de l'envie de bien faire les choses et de la capacité à garder leur sens de l'humour des deux meilleurs apprentis menuisiers sur terre, Natha et Ranto, BRAVO à tous les deux et soyez très fiers de vous et de cette belle réalisation !

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    #makeithappen 

  • Conquête

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    Dans le système éducatif malgache, les EPP regroupent les enfants issus des familles les plus démunies.

    "Démunies" est le terme pudique qui n'exprime pas le fort taux d'évanouissement de ces enfants à l'école car ils y viennent le ventre vide. 

    Après avoir acheté une tonne de riz ce midi, 13 caisses de savons, autant de dentifrices et de brosses à dents, cet après-midi 350 enfants de l'EPP de Fiadanana à Antananarivo ont reçu un apprentissage sanitaire, une brosse à dents, un dentifrice, un savon et 2 à 3 kilos de riz en fonction de son âge. Ce sont des denrées de première nécessité. Elles sont vitales pour lutter contre les maladies infantiles qui sont fatales à un enfant sur deux de moins de 5 ans à Madagascar. Des infections qui se développent en l'absence d'apprentissage à l'hygiène.
    La denrée non officielle de première nécessité est la confiance en l'avenir de ces enfants. Si vous n'êtes pas sûr de pouvoir manger aujourd'hui mardi, vous imaginerez difficilement des projets au-delà de mercredi. C'est cruel mais bien réel. Il y a un broyage implacable de toute envie puisque l'envie est toujours le besoin. De se nourrir ou de ne pas tomber malade, faute de pouvoir se soigner.

    Mais quand un coup de pouce survient, aussi petit soit-il c'est une respiration. Et ces enfants le racontent bien mieux que je ne pourrais essayer de vous le dire. 
    Lorsque je leur avais demandé avant le forage et la construction du puits à eau à Ambodiafontsy, "ce qu'ils voudraient faire plus tard", ils étaient restés muets, "plus tard" était juste le jour suivant, aucun ne pouvait se projeter au-delà et imaginer une réponse.
    Après les 15 jours de travaux du puits dans la cour de l'EPP d'Ambodiafontsy qui enfin permettait aux familles du village d'accéder gratuitement à l'eau, un petit garçon m'a dit :
    -"Plus tard je voudrais conduire l'avion de Pokanel dans le ciel"
    -"Bien sûr, tu pourras piloter des avions si tu travailles très bien à l'école, mais pas l'avion de Pokanel parce qu'on n'en a pas"
    -"Mais on peut le construire... comme le puits !"
    -"C'est vrai..." 

    Regardez-bien cette petite fille qui part déterminée en emportant son riz, ses affaires de toilette et ses stylos. Elle s'appelle Seheno et part conquérir ses envies et le monde 

  • Un peu de douceur

    Ce soir, je fermais le local de la future pharmacie à clef, toute contente que cette longue journée pas simple mais super constructive se termine ! A 18h30, il fait déjà nuit à Tana, tout le monde est rentré chez soi, c'est tard par rapport au rythme de vie malgache qui débute très tôt le matin, souvent dès 5h avec le soleil. Bref, je vais me dépêcher de descendre les 3 étages du service pédiatrique et trouver un taxi à Mahamasina pour rentrer chez moi tout en haut d'Avaradrova, ce n'est pas tout près et les pentes très raides de la colline font peur aux chauffeurs dont les véhicules sont déjà bringuebalants... donc faut s'y reprendre à 4 ou 5 fois avant de trouver LE taxi qui ne flanchera pas dans la montée, hier soir j'ai dû finir le dernier kilomètre à pied.


    Donc cette chouette journée s'achève, je referme la grille intérieure qui protège les bureaux, salue une dame assise sur un banc avec son bébé et descends les escaliers, c'est fini ! 
    J'arrive au premier étage. Et je stoppe ma descente. J'ai fait semblant de ne pas voir quelque chose que j'ai vu. Parce que je suis contente de rentrer. Et que je reviens demain matin. 


    Bien sûr que j'ai vu cette dame toute seule au 3ème étage désert à cette heure, bien sûr que j'ai vu ses vêtements tout usés, et j'ai vu le visage rouge sang de son nourrisson complètement défiguré. 
    Je suis remontée. La dame n'avait pas bougé. Son bébé a 5 mois, elle s'appelle Anjara, elle souffre d'un hémangiome facial, son visage est comme dévoré par des veines apparentes et boursouflées, son oreille est nécrosée, la petite serre mon doigt et sourit comme si ce masque sur son visage n'existait pas. Terrible. J'essaie de faire bonne figure devant la maman et de parler normalement malgré ma gorge serrée. Elle m'explique qu'elle vient de Farafangana au Sud-Est de Madagascar, qu'elle et son mari sont des petits cultivateurs et qu'à un mois, Anjara est tombée malade. Qu'il a fallu tout quitter, laisser ses autres enfants pour venir à Tana et tenter de faire soigner Anjara à l'hôpital. Elle est là depuis deux semaines déjà, toute seule avec Anjara. Le traitement donne des premiers signes encourageants, elle s'accroche au millimètre de peau qui semble redevenir normal, elle s'accroche avec beaucoup de courage et de dignité. Elle me montre sa chambre au milieu de ce couloir immense, elle y est seule avec la petite, aux autres étages ce ne sont pas des chambres mais plutôt des mini dortoirs de 8 à 10 lits, les pleurs d'Anjara réveilleraient les autres enfants. Chambre 308. Deux petits lits avec des matelas mousse, c'est tout. Une idée précise du manque de tout, surtout de l'essentiel.


    Je n'ai pas de baguette magique, ce serait trop simple et il en faudrait des milliers. Mais je lui dis de ne pas s'inquiéter pour la nourriture, je lui donnerai les kilos de riz nécessaires le temps de l'hospitalisation d'Anjara, j'apporterai demain un doudou, ça rassurera peut-être un peu les angoisses du bébé, j'achèterai des couvertures s'il en faut, on fera de notre mieux pour adoucir un peu l'épreuve, deux minutes par ci, une minute par là... 
    Je suis rentrée et j'ai mis ce lapin en peluche dans mon sac pour demain.

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    Je ne sais plus qui d'entre-vous a eu la générosité et la gentillesse de l'offrir à Pokanel, Anne-Sophie, Virginie, Chrys, Catherine, Varda ou une autre personne tout aussi attentionnée, mais ce lapin comme chacun des 50 autres doudous que j'ai apportés va faire une très grande différence dans les bras d'Anjara et des enfants hospitalisés ici. C'est vraiment chic de votre part. D'y avoir pensé et de l'avoir offert. Merci ❤️

  • La construction de la future pharmacie gratuite

    1er chantier à l'hôpital général Befelatanana à Antananarivo : créer une pharmacie entièrement gratuite pour l'accès aux soins des familles qui ne peuvent pas payer la quote-part minimum de 200 Ariary ( = 5 centimes d'euro ), elles sont plusieurs milliers chaque année à ne bénéficier d'aucun médicament faute de pouvoir les payer.

    Elles pourront dorénavant obtenir les médicaments via cette pharmacie au sein de l'hôpital. Reste à aménager le lieu bien sûr et pouvoir y gérer efficacement les stocks. Actuellement les étagères qui supportent les quelques médicaments de l'hôpital sont malheureusement à l'image du stock : inexistantes. 

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    Demain direction les grossistes de bois, l'achat du matériel et ce week-end construction de tous les rayonnages à l'hôpital avant de ranger les stocks et ouvrir la pharmacie la semaine prochaine.

    MERCI à toutes celles et ceux (pharmacies et particuliers) qui nous ont remis leurs médicaments non périmés, ils feront des miracles dès mercredi prochain ! 

  • Le duo gagnant

    Derniers préparatifs cette nuit des médicaments urgents pour le service pédiatrique de l'hôpital d'Antananarivo, MERCI à tous d'avoir pris le temps de nous envoyer vos fins de traitements non périmés ! 
    Nous avons glissé quelques journaux de Mickey dans l'envoi, ils font des miracles associés à l'amoxicilline... 
    ❤️

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