13 avril 2011
Ceux qui risquent... gagnent !
Un jour à Tana, je m'entretenais avec Hortense, une jeune femme pleine d'enthousiasme qui m'expliquait les contraintes de son projet de création d'un restaurant dans la capitale malgache...
Qu'Hortense termine notre conversation sur un grand sourire et ce "Ceux qui risquent... gagnent !" m'a touchée parce qu'au-delà des apparences et des mots, je devinais très bien la peur mêlée à l'ambition d'Hortense dans un pays où créer prend des allures de parcours du combattant.
Nous savions l'une et l'autre le poids de la réalité mais partagions la même foi et l'envie d'entreprendre...
Ces mots sont devenus spontanément le leitmotiv de Pokanel...

Et alors qu'Annette, le médecin de Pokanel en France, me disait récemment "Mais Nathalie, ceux qui risquent... peuvent perdre aussi", je crois que j'ai du la regarder interloquée... Jamais, pas une seule fois, je n'ai envisagé que le début de cette phrase puisse avoir une issue négative...
Bien sûr, les difficultés sont là, les déconvenues existent, les déceptions sont réelles, les claques cuisantes mais on s'en relève à chaque fois et au final, c'est bien ce que l'on aura risqué qui fera nos vies, nos victoires, nos joies...
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06 avril 2011
La nuit des cakes
Au delà de nos actions très concrètes comme équiper le dispensaire ou scolariser les enfants, nous avons à coeur de faire pousser les fleurs mais aussi d'apporter un peu de sucré et de doux aux enfants.
C'est pourquoi, nous leur organisons des goûters colorés dès que nous sommes sur place.
L'équation à respecter est quand même de ne pas dépenser plus d'argent pour un goûter que dans l'achat d'un tensiomètre par exemple.
Il faut aussi que chaque enfant en bénéficie et ils sont presque 500. Acheter autant de cakes et de boissons pour le goûter serait hors de prix pour Pokanel et peu judicieux par rapport à nos dépenses prioritaires.

Donc il ne nous restait plus... qu'à les fabriquer pour ne payer que les ingrédients.
Je ne sais pas si vous avez déjà organisé un goûter d'anniversaire chez vous pour 10 enfants et qu'au plus fort de l'après-midi, vous vous dîtes que vous préféreriez vous pendre plutôt que d'avoir eu cette généreuse idée... Multipliez cela par 50 et vous aurez une idée du montage de ces goûters à Ambodiafontsy... :)
En pratique, cela ressemble à ça :

Je recrute 3 GI de la fabrication des cakes et nous passons la nuit à en faire 70 pour que tout soit prêt et moelleux au matin.

Dans un réduit de 3m² avec un four à gaz, la température ambiante avoisine celle du four... Vous avez vite l'impression d'être sur thermostat 7 mais de l'intérieur en fait !

Les moules malgaches en aluminium se remplissent à un rythme digne des Temps Modernes...

Aussitôt cuits, aussitôt démoulés, aussitôt tranchés...

Aussitôt emballés puis enfermés, il ne s'agirait pas qu'on nous les pique en plus...

Au fur et à mesure, on entrevoit le bout du tunnel...


Le chargement peut commencer dans notre valeureuse R12 alors que Tana s'éveille...


En route pour Ambodiafonsty, où la matinée commence aux écoles par l'apprentissage du brossage de dents avec Nicole Ravelomanantsoa, notre représentante à Madagascar...


Puis plein d'autres choses avant d'arriver enfin à l'heure du goûter ! :)

En regardant cette photo, je me suis demandée pourquoi j'avais l'air si peu aimable à écouter cette dame... en fait, elle était en train de me dire combien elle trouvait "Madame Anita très méchante" (sic) !
Anita lui avait expliqué lors de sa dernière visite à l'école que Pokanel ne donnait pas d'argent directement aux gens et qu'en conséquence, il était déplacé de me faire la retape à chaque fois qu'elle me voyait...
Sans compter qu'Anita a souvent raison (...), la pauvre a aussi souvent injustement le mauvais rôle dans notre duo à la tête de Pokanel... Chacun pourra témoigner pour l'avoir croisée lors d'un rallye, qu'Anita n'est que sourires et gentillesse, à part Pierre qui dira qu'elle corrige son road book trop sévèrement mais c'est une autre histoire ! ;)
Les enfants en tout cas ont été ravis de leur goûter homemade et chacun a attendu patiemment son tour muni de son gobelet (merci à Florence, la collègue d'Anita qui nous les offre :))

Hum !...

Le regard et l'attention de cette petite fille portant son goûter nous font signer pour les prochaines nuits des cakes... ;)
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29 mars 2011
Les jolies choses
Quand on me parle d'humanitaire, j'entends souvent "utilitaire" et j'ai aussitôt l'impression qu'on cherche à me placer un kangoo ou autre truc moche sur 4 roues dans lequel je m'époumonerais à parler à mon voisin.

( * infographisme par Nathalie bookée jusqu'en 2015, je ne prends pas de nouvelles commandes)
Du coup, j'ai l'oeil soupçonneux et même l'esprit ailleurs quand on me force la main à être utile et à sauver la planète (j'ai déjà du mal à ne pas laisser brûler un plat dans le four...).
"Ouuuuuuh ! Remboursez !" crie la foule dépitée.
D'abord, avant d'être remboursé, faudrait déjà avoir payé... Je dis ça, au hasard, pour certains funky people dont la vie va particulièrement basculer dans la 4ème dimension le 28 mai... hin hin.
Bref, on ne rembourse rien du tout.
Parce qu'à voir les réactions outrées de certains quand on s'écarte légèrement de l'humanitaire chiant classique et du premier degré bon teint, il faudrait être quasi candidats à la béatification pour en faire, de l'humanitaire...
Je dis ça... mais Anita et moi, on a bien cherché à faire bonne figure, voire à tromper le chaland... en investissant dans la panoplie humanitaire...

Mais on mettait une heure à s'habiller et faire le drapé de la tenue donc on a tout de suite arrêté les frais. Et décidé de faire comme bon nous semblait...
Comme on le sent, donc.
Distribuer du riz quand les rizières sont ravagées...
Scolariser les enfants, apprendre aux petits à se brosser les dents pour ressembler à Brad et Angelina à eux-même mais avec des dents quand ils seront grands...
Plein de choses qu'on n'étale pas forcément devant vos yeux saturés, plein de choses utiles, mais qui ne nous suffisent pas...
Les briques se transforment en murs, les médicaments soulagent enfin, les puits fournissent l'eau, les enfants lisent et comptent à présent, c'est déjà bien et trop peu à la fois.
Alors Pokanel plante des fleurs.
Au printemps, les premières avaient joliment poussé devant les salles de classe, et à cet instant Florentine Ramanambe me disait : "Il faut en planter d'autres, les enfants apprennent à s'en occuper, à y faire attention, il faut qu'ils apprennent ça... qu'on fait de jolies choses à force d'attentions..."
L'humanitaire "inutilitaire", c'est tout nous ça !
On passe du temps à faire parler les pierres, à construire des toboggans pour faire glisser les peines, à fabriquer des goûters inconnus et sucrés, à faire équipe au foot ou au hand, à expliquer le quotidien de ces copains lointains "qui ne dessinent pas de forêts mais plein de voitures", à chasser Karaba autant que les erreurs d'additions...
On va continuer sans kangoo, à pied, vers l'essentiel mais aussi le merveilleux et l'improbable... Parier que les choses peuvent changer pour qui a l'audace de vivre et de rêver un peu...
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23 mars 2011
Toxic & good !
Ami(e)s du mojito (et pas tellement du coca zéro en fait !), vous étiez bien au rendez-vous de la Toxic Party III de Pokanel le 17 mars 2011 !

Non seulement, vous étiez là les bras chargés de médicaments antibiotiques, antalgiques, analgésiques,... pour les dispensaires malgaches... Mais cerise sur le gâteau, tout le monde était en super forme, les mojitos excellents et on a passé jusqu'à 23h une chaleureuse soirée !
Monette et Valérie ont généreusement offert deux Advil pour prévenir quelques futures migraines...
Mais qui n'ont pas suffi après quelques verres à ce que l'identification des animaux présents garde une once de fiabilité... Là par exemple, c'est à priori une nouvelle espèce endémique d'âne malgache...
Une très joyeuse soirée, animée, pleine de rires et de légèreté avec des amis de Pokanel incarnant à merveille notre esprit "Enjoy to help" !
L'objectif les amis était de 50kg de médicaments collectés... Butin final de 54 kg !
Au moment où j'écris ce post, tout a été trié, reconditionné, emballé et stocké. Prêt à être distribué en fonction des besoins et urgences aux dispensaires d'Ampitatafika et d'Ambodiafontsy à Madagascar.
Les médicaments seront accompagnés par une armée de douceur pour les plus petits...

Merci infiniment à tous les participants de la Toxic Party, physiquement présents ou expéditeurs de colis, du temps, de l'attention, du soutien et de l'énergie que vous avez bien voulu tous offrir à Pokanel et à ses bénéficiaires à Madagascar pour qui tout cela fait une vraie différence...
En résumé, vous êtes les plus forts mais ça, on le savait déjà ! ;)
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16 mars 2011
Ambohijatovo et le caillou magique
Quelqu’un me disait la semaine dernière que contrairement à une création d’entreprise où réussir s’impose puisque le cas échéant la sentence est sans appel, nous n’avions pas la même pression au sein de Pokanel car l’échec éventuel de nos projets n’aurait pas pour conséquence notre faillite...
Certes.
Sauf que nous n’envisageons pas de retour possible à la case départ.
Organiser le stand de la misère la mieux orchestrée ou vous coincer à l’arrêt du bus avec un speech sur ce que Pokanel ferait avec le prix de votre cigarette, ça ne sera pas possible. Nous n’envisageons pas de pouvoir utiliser une porte de secours, aussi rassurante que soit sa présence.
On a décidé que ça doit pouvoir marcher autrement. Imaginer, proposer, distraire, étonner, faire découvrir, enthousiasmer, réussir… pour avancer, développer, construire, scolariser, soulager, soigner, sourire. C’est la seule manière dont on envisage l’avenir. Que nous voulons lumineux. Pas moins.
Non, évidemment, Pokanel ne ferait pas faillite, pas au sens financier du terme.
Mais la faillite humaine serait plus grande encore. Parce que "tu deviens responsable pour toujours de ce que tu as apprivoisé. Tu es responsable de ta rose...", autant de roses que Pokanel envoie à l'école, nourrit, éduque, distrait... et dont nous sommes responsables à présent.

Tout a commencé, un dimanche après-midi à Antananarivo...
Le dimanche, il semble toujours souffler comme un vent de sérénité sur Tana la bouillonnante. Moins de circulation, moins d’agitation.
Au parc d’Ambohijatovo, cet après-midi-là je me concentrais au milieu des rires des enfants. Les trois prochaines semaines allaient être intenses, ponctuées d’entretiens décisifs pour Pokanel, autant de rencontres à provoquer, de projets à monter, autant d’opportunités à saisir, d’essais à transformer et 2000 kilomètres à parcourir.
Sous le soleil d’Ambohijatovo, j’assimilais donc les notions de tourisme culturel, tourisme durable, écotourisme, tourisme équitable, tourisme solidaire, leurs spécificités, us et coutumes. Je laissais en revanche à Anita les subtilités de la comptabilité et de la fiscalité, monde merveilleux dont j’ai purement renoncé à l’accès depuis longtemps et au mot « taxe » entendu sous toutes ses formes, 200 fois par jour. Assise dans l’herbe, j’observais aussi le manège des fillettes qui descendaient le toboggan en glissant accroupies sur les pieds pour ne pas abîmer leurs belles robes du dimanche. Depuis quelques minutes, je sentais un petit groupe d’enfants qui me dévisageait en se poussant du coude, avançant vers moi d’un mètre toutes les trente secondes. J’essayais de ne pas rire et de graver ce que je lisais dans mon cerveau. J’y étais presque arrivée quand je fus rejointe par la plus petite du groupe, sans doute aussi la plus téméraire.
De bonne grâce, Soa se présenta en sautillant sur place, elle aurait bientôt 4 ans, avait un frère « plus grand » et une poupée nommée Daisy. Elle avait aussi un petit caillou dans la poche qu’elle m’exhiba fièrement ; la pierre légèrement rosée faisait l’objet de convoitises au sein du groupe apparemment... parce qu’elle était « magique ». Ah… magique, comment ? Elle « donne tout ». Hum… Soa va-t-elle à l’école ? Non. « Parce que c’est trop cher ». Rien dans son ton ne trahit l’amertume ou la tristesse. C’est trop cher et on doit l’accepter, alors elle accepte. Les enfants à Madagascar ressemblent à des enfants sans en être tout à fait. Des enveloppes d’enfants avec un sens aigu du devoir et des responsabilités. Très jeunes. Trop mais la vie l’impose.
J’avais moi aussi au fond de mon sac un objet magique. Je sortis ma caméra, pris une photo et retournai l’écran vers le groupe… Les enfants s’exclamèrent de surprise et de joie en se découvrant à l’image. Les prises se répétèrent encore et encore. Les cris de joie amusaient tous les parents aux environs. J’ignorais combien ils étaient à présent, cinq au départ, cinquante peut-être ensuite. Je proposai qu’on s’assoit un peu pour chanter et se reposer de la dynamique séance photos.
Soa, à côté de moi, attrapa ma main et commenca à jouer avec mes doigts en les comptant, attendant que j’acquiesce après chaque chiffre, iray… roa… telo… efatra... dimy… Mais il me semblait qu’elle avait perdu un peu de son bel enthousiasme du début. Un peu déçue qu’on ne prenne plus de photos ? Non. Mais Soa trouvait ma caméra « plus magique » que sa pierre… Ah.
Je n’avais malheureusement pas les moyens d’échanger ma caméra contre un caillou, fusse-t-il très très magique… Je redemandai à voir la pierre et la regardai de plus près.
-Je ne suis pas d’accord avec toi Soa, je trouve ta pierre beaucoup plus magique que ma caméra !
-Non, elle ne donne rien !
Je mis la pierre à mon oreille
-Si. Elle est plus magique parce qu’elle parle...
-Non, elle ne dit rien !
-Chut, attends…
-Quoi ?
-Chut, je n’entends pas ce qu’elle dit…
-Qu’est-ce qu’elle dit ???
-Elle dit… elle dit que tu iras à l’école en septembre.
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08 mars 2011
Pour la semaine de 5 jours...
Quelqu'un m'a demandé ce week-end si la nature des événementiels de Pokanel (rallyes, soirées, team-building,...) qui est volontairement festive, me semblait toujours en adéquation avec la pauvreté et les douleurs que Pokanel essaie modestement de soulager à Madagascar ?
Oui, parfois on me pose des questions sérieuses auxquelles je me dois de trouver des réponses d'une pertinence fulgurante... (Ma vie de Lady Di de l'humanitaire n'est pas toujours facile).

Dans le cas présent, c'est bien un parti pris de la part de notre équipe de vouloir vous divertir et de rendre les choses légères, persuadés que de vous faire pleurer dans les chaumières ne rendrait pas votre adhésion à nos projets plus vive.
ça ne change rien au fait que nous savons pourquoi on le fait, qu'on l'assume complètement et que nous avons toujours à l'esprit la réalité des souffrances qui nous occupent. Mais on le fait avec le sourire, pour vous, et honnêtement aussi pour nous, parce qu'humainement cette bonne humeur nous correspond bien.
Quant à LA question, je crois qu'on ne se la pose pas au-delà de la limite que l'on s'est fixée : le respect et la dignité des personnes que l'on aide.
Le résultat de votre joyeuse et future participation à la Funky Town par exemple, aboutira entre autres à la distribution de plusieurs tonnes de riz, soulagera la faim et l'angoisse, comme ça a pu être le cas grâce à vous au Chic Trophy...
Dans notre lutte pour "la semaine de 5 jours", il y a votre bonne humeur, définitivement...
Flash back sur vos prouesses :
En pleine organisation de l'opération RIZ qui aura lieu vendredi ici, je découvre à la Une du journal ce matin la nième augmentation du prix du riz dans cette crise économique et politique qui n'en finit plus de rendre Madagascar exsangue.
100 Ariary de plus, c'est +10% sur le prix du kilo de riz, cela porte aussi à 2% d'un SMIC malgache l'achat d'un kilo de riz...
L'urgence se fait plus pressante encore que d'ordinaire, la faim fait des ravages sur les corps déjà malnutris, et ma négociation ce matin chez le distributeur de riz d'Ampitatafika est faussement détendue.
Après avoir acheté les 2 tonnes de vary gasy (riz rouge sur la photo) nécessaires à la distribution de vendredi, je me rends à Ambodiafontsy pour les travaux de construction de notre futur puits.
Sur la piste de l'école, je suis arrêtée par une villageoise accompagnée de son enfant.
La dame tente un sourire et me demande en malgache si j'ai quelque chose "à manger". Pas d'argent mais quelque chose à manger. Je n'ai rien sur moi mais lui explique que vendredi matin je pourrai au même endroit lui remettre 2kg de riz.
Pendant que je parle à sa mère, je vois le petit garçon tordre continuellement ses doigts devant lui.
En me baissant pour lui parler, je découvre ses yeux cernés de fatigue et à demi clos. Il me souffle timidement "marary kibo aho" (j'ai mal au ventre) en s'accrochant à sa chemise, découvrant le début d'un ventre déformé par la malnutrition.
Une nouvelle fois, je rassure la dame qui s'inquiète de ne pas avoir à manger. Le riz. Au même endroit. Vendredi.
"Aiza ny vary azafady ?" Où est le riz, s'il vous plaît ?
Nouvelle explication. On est mercredi, le riz sera là vendredi. Dans deux jours. Je lui donnerai devant l'école. Je promets. Vendredi.
"Ilay rahariva ?" Ce soir ?
Vendredi. Pas aujourd'hui. Vendredi. 2 jours... Qu'est-ce qu'ils font encore là ces 2 jours d'ailleurs ?!?
Décidons d'abolir les mercredi et jeudi. Sont trop longs.
Le propos du post d'aujourd'hui n'est pas de vous attendrir avec le début d'un ventre affamé.
Seulement que toutes ces déconnades joyeuses dans Paris ou sur la toile, chaque fois que vous nous suivez avec bonne humeur et simplicité...
... servent à rapprocher le vendredi du début de la semaine pour des centaines de personnes qui n'en peuvent plus de compter les jours.
Merci à vous.
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02 mars 2011
Tout doux
Avant de vous retrouver le 17 mars à la Be Toxic ! , nous avons la chance d'avoir de gentils dealers qui devancent l'appel, comme Pivoine et Clothilde...

Des médicaments précieux pour le dispensaire, accompagnés en plus de jolis doudous...

Qui feront une fois encore l'émerveillement des plus petits à Madagascar !
Un grand merci de vos jolis gestes pour les futurs sourires et les douleurs apaisées... :)
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10 février 2011
Geek Party !
L'équipement informatique du dispensaire d'Ambodiafontsy a été un projet de longue haleine, entre la recherche de financement, le choix adapté du matériel, la création par Anita de ce qui serait la base de gestion des stocks des médicaments, l'achat de l'électrocardiographe, la formation du personnel à Ambodiafontsy pour utiliser le tout à bon escient, convaincre les réticences, défendre ses choix... Rien n'a été aussi simple qu'il aurait été supposé l'être. (Comprendre qu'il a fallu batailler dur)
Entre l'acquisition du matériel...


Et l'installation sur place puis la formation du Docteur Hanja et de son assistante
Il s'est passé un an.
Un an plus tard, notre confiance dans la capacité à pouvoir tirer les choses vers le haut, notre persévérance (et diplomatie) sont récompensées.
Le docteur Hanja maîtrise brillamment la situation, est autonome sous excel pour la gestion des stocks de médicaments et pratique les ECG avec efficacité et rapidité !
Ces changements ont été possibles grâce aux participants aux événementiels de Pokanel, à l'envie de l'équipe du dispensaire d'apprendre et de lutter contre le fatalisme, et à notre conviction qu'on peut changer les choses en s'y mettant vraiment.
BRAVO à tous de votre implication pour cette belle réussite !
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02 février 2011
Run for more

Ambodiafontsy, l'école sous le soleil.
Je cours à perdre haleine pour la joie, pour l'espoir.
Je cours à l'autre bout du monde, pour les rêves qui m'animent.
Je me sens fort, je cours pour plus encore.
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26 janvier 2011
De l'eau grâce à vos mojitos !
Je vous avais expliqué ici combien contrairement à la plupart d'entre nous, il était difficile de se fournir en eau à Ambodiafontsy.
L'école n'étant pas raccordée au réseau d'eau de la JIRAMA, il fallait à chaque élève apporter tous les jours dans une bouteille, l'eau nécessaire au brossage des dents institué aux deux récréations par Pokanel. L'eau consommée pour l'hygiène quotidienne et l'entretien de l'école était puisée à une pompe présente au bord de la piste qui traverse le village.
Cette pompe à eau appartenant à la JIRAMA, son robinet est cadenassé et il faut avant de pouvoir tirer de l'eau, aller quérir dans le village le responsable de la pompe (avec de la chance, on le trouve dans la 1/2 heure) et lui payer 20 Ariary par seau d'eau tirée.
A la fin du mois, cette facture d'eau était répartie entre chaque écolier, augmentant ainsi les frais d'écolage mensuels que la majorité des familles a déjà bien du mal à payer (l'écolage représentant par enfant 4% d'un SMIC malgache, salaire que beaucoup n'atteignent pas).
Pour remédier à cette situation aussi coûteuse que peu pratique, Pokanel avait décidé de construire son propre puits à l'entrée de la cour d'école.
Aussitôt dit, aussitôt entrepris, la réunion de chantier s'organisait sur place entre l'entrepreneur, son aide, la directrice de l'école et moi-même.
Réunion de chantier sans paperboard mais avec une surface d'écriture illimitée...
Echanges, réflexion, divergences, la réunion s'éternisait mais est au final constructive. Les travaux à Madagascar se faisant généralement sans l'ombre d'un cahier des charges, patience et négociations doivent faire bon ménage au risque qu'on y soit toujours 2 heures plus tard...
Surtout quand Mahery et ses copains s'invitent au milieu de la réunion... ;)
Contre toute attente, je réussis à établir le plan à l'entrepreneur avec l'exigence que tout soit terminé avant le début de la saison de pluie (sinon impossible de faire les fondations dans la boue).
Le projet a été entièrement financé par les inscriptions de 15 euros à la Freak Night déroulée le 31 octobre dans Paris avec pour concept de vous désaltérer aux mojitos lors de cette chasse aux trésors nocturne pour que les enfants d'Ambodiafontsy puissent plus tard en faire autant (à l'eau) ! ;)
Il a d'abord fallu creuser un boyau de 20 mètres de profondeur jusqu'à la nappe phréatique, consolider les fondations en briques puis faire de même sur la partie supérieure. Pour obtenir la première étape :
Ensuite, au tour de la maçonnerie de l'entrée du puits et la pose d'un couvercle métallique pour protéger le puits d'éventuelles dégradations.

Ne restait plus pour finir qu'à mettre en place les potences et la poulie du puits et à tester le tout :
Mes 3 petits aides efficaces du CM2 étaient impatients de l'inaugurer enfin ce puits !!!
Et devant l'école réunie, l'inauguration du puits de Pokanel...
Ces applaudissements et remerciements s'adressent à vous qui rendez nos envies réalisables à Madagascar et qui changez le cours des choses les unes après les autres...
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