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27 juillet 2007

Ultimatum



Vu que pour vous inscrire au rallye, faut vous promettre montagnes de ceci et merveilles de celà...

Charlotte et tes balivernes, tu as intérêt à t'inscrire vite fait sinon Kiki le maky (ici présent dans le dos de sa mère) sera exécuté sous 3 jours. T'as bien lu : 3 jours. Et il est tout mignon, hum ?

Tu trouverais ça über (copyright Violette) d'avoir du sang sur les mains pour la reine du dance floor ?!? Oui ? Donc direction La Poste.

[Et Fressine a rallié ce matin les VIFB, sans chantage, ELLE !!!]

26 juillet 2007

C'est dit.

Conversation hier soir avec Cécile des Sakalava...

"Pour avoir fait pas mal de rallyes, le tien est quand même haut de gamme !"

+ 50 points pour toi Cécile, parce que ça me change du "Mais c'est QUOI cette énigme ?!? Tu te drogues, c'est ça ???"

Aujourd'hui, mon amie Chiboum, coach de l'ethnie Merina et étoile de la blogosphère me fait la surprise d'un joli post...

+ 50 points pour toi Anne, parce que t'es cro-mignonne (copyright Chiboum) et que c'est comme ça !

Alors oui, vous vous dites "Ouin c'est pas juste, y'a triche, n'importe quoi, tatatitata"...
Eh bien non ! Parce qu'on vous l'a répété mille fois : y'a pas de règles au rallye (sauf : pas de strangulation violence entre équipes, ni sur ma Dream Team bien sûr et avant tout d'ailleurs !), si vous voulez finir en héros tels des Dieux vivants sur la musique des Chariots de feu, tout est permis, vous vous débrouillez avec ça !

24 juillet 2007

En chemin (II)

Comment vous dire ?

Quels mots sauront vous transporter vraiment jusqu'à Ambodiafontsy ce 12 juin ?

Faudrait venir un jour pour comprendre. Au-delà des mots.

En vous attendant, ça va juste être l'histoire de plein de regards qui se croisent, d'accord ?

Ceux de Lova, Hery et Faniry sous le préau, ils viennent d'apprendre pour leur rentrée de septembre... [Pour ces yeux-là, j'en inventerais tous les jours des rallyes...]



Ceux des parents de Sandrah et Hajaina, heureux de signer pour bousculer ce fichu destin...



Signer vraiment, être acteurs de ce changement...


Et puis ceux de leurs chants, de leurs rondes, de leur allégresse...



Wouala, je vous ai tout dit.

Ah non ! J'allais oublier... Soyez en forme le 15, parce que ma Dream Team le sera, parce qu'on vous voudrait aussi vivants que les enfants de l'autre côté, là-bas. Avec des regards aussi enthousiastes et rieurs.

Vous savez quoi ? Vous n'aurez qu'à être formidables ! On n'a qu'à faire comme ça.

22 juillet 2007

En chemin (I)

Au mois de juin, j'ai retrouvé pour une semaine mon taxi-brousse préféré, celui de la ligne G d'Antananarivo vers Ambodiafontsy.

Une semaine rythmée à Tana pour voir Nicole, rencontrer et convaincre de futurs sponsors pour le prochain rallye parisien, travailler sur nos futurs projets au dispensaire, y apporter du matériel médical neuf et des médicaments, remettre les bourses d'études pour la rentrée de septembre et faire vos courses.

Donc ce 12 juin, j'ai retrouvé mon taxi-brousse sous le soleil, à côté d'Anosy.
A mon arrivée, il n'y a que 4 personnes à l'intérieur. Mais pas de fausse joie, les gens ! ça ne veut pas dire que ce matin, c'est voyage "chacun son siège et respiration pour tous", ça veut juste dire qu'on a le droit d'attendre jusqu'à ce que le bus soit vraiment plein pour peut-être espérer démarrer, d'accord ?

Alors l'attente commence... Pour aider le mouvement, je fixe chaque passant sur le trottoir en essayant de l'hypnotiser genre "Monte... Monte... Monte dans ce bus... Tout de suite !!!" mais on est loin de l'émeute, faut encore travailler la pratique...
A l'intérieur du bus, vous remarquerez l'affichage des règles à observer et le nombre de places disponibles. En position debout, c'est double zéro, c'est clair. Mais question nombre de places assises, un oubli malencontreux fera que vous ne vous étonnerez qu'au dernier moment que quelqu'un s'asseoit l'air de rien sur... vous.

Finalement, je suis un peu votre Gérard Majax du matin (avec des yeux qui font moins peur quand même) puisque le bus se remplit soudainement et notre caravane se met en marche.

Trente minutes plus tard, j'arrive à Ambodiafontsy, heureuse de laisser là mon "voisin du dessus" et son pull en laine qui m'a transformée en Bob l'éponge prête à rendre un litre d'eau...

Je quitte le bus et la route pour remonter la piste vers le village, direction l'école.
La distance qui m'en sépare me permet à chaque fois de me rappeler ce qu'on fait ici. Combien ce chemin-là compte pour Anita et moi, combien il est chargé de nos émotions partagées, parsemé de ce qui nous fait sourire, avancer ou nous révolte.
A chaque pas, j'entends la voix de Bebe qui nous rappelle si souvent combien la seule chose dont nous avons tous besoin est de courage, ce mot qu'elle nous offre avec amour et sagesse comme un talisman, je le vois partout. Tout sur ce chemin respire le courage, des femmes sans âge aux tout-petits déjà si grands. Du silence qui enveloppe les peines au sourire qu'on offre malgré tout.

19 juillet 2007

Perles of the day

Hier j'ai déjeuné avec Cécile des Betsimisaraka dans un lounge très sympa dont elle avait le secret.

A table :

- Je sèche pour l'énigme du rendez-vous... T'aurais pas un micro indice, hum ?

- Nan

- De toute façon, je cherche un lieu capable de rassembler 200 personnes, ça c'est une piste...

- C'est sûr que tu peux éliminer toutes les cabines téléphoniques de Paris...

- Ah mais je sais ! Oh ouiiii, j'ai trouvé !!!
C'est la cabine d'Harry Potter !!!!
J'AI TROUVEEEE !!!

- ???

Ca me fait un peu peur que cette année, les gens deviennent barrés si tôt avant le rallye... D'habitude, c'est la folie seulement vers J-7. Là, ça promet...

Plus tard, j'allume la télé et je tombe sur une fille étalée (et payée ?) sous le soleil au bord d'une piscine bleue turquoise :

- J'ai plus la force... C'est trop dur ! J'ai plus la force...

Mais la force de QUOI ???

D'être décérébrée ?

[cf mes TP de bio : une grenouille décérébrée nage encore ! ]

Je vote 1 : "Laly tu pars bosser à l'usine, Cécile tu restes pour nous faire rire !"

18 juillet 2007

La lettre


Elle est arrivée ce matin.

Postée du quartier d'Analakely, elle a voyagé pendant deux semaines.

Ce "Madame Nathalie" écrit avec application... L'expression me transporte immédiatement à Mada bien sûr, je n'ai qu'à me retourner pour être au marché, au milieu des petits étals multicolores.
Ce "Madame Nathalie" qui me colle aux oreilles où que j'aille, parce que j'ai beau dire "Pas besoin du Madame, juste Nathalie, ça sera très bien", c'est peine perdue...
L'usage veut qu'à Madagascar, on marque le respect envers son interlocuteur en faisant précéder son prénom du Mademoiselle/Madame/Monsieur, donc même si ici vous allez ricaner bêtement en pensant à "Madame Claude", à Mada ça n'a rien de drôlissime. Donc vous pouvez arrêter de glousser. Si vous croyez que j'entends pas...

La lettre dit que nous nous sommes croisées à Ambodiafontsy au mois de juin, qu'elle est allée chercher les parents de Faniry pour moi, qu'elle n'a pas osé venir me parler, qu'il y avait beaucoup de gens, trop pour qu'elle n'ose prendre le temps de chercher ses mots... Peur de manquer de temps pour me parler "directement"...

Je me replonge dans cette journée où j'ai remis les bourses d'études à l'école, j'essaie de me souvenir de l'arrivée des parents de Faniry, de qui les accompagnait, je devine une silhouette en blouse blanche, peut-être un visage, je ne suis pas sûre.

Je me rappelle que je suis restée deux heures à attendre en plein soleil, à fouler de mes tongs la latérite de la cour, parce que la directrice ne m'attendait que dans l'après-midi, que l'école était déserte, que le message n'était pas bien passé.
Je me rappelle que Mino faisait le pied de grue chez moi à Tana, que je l'ai appelée pour qu'elle déjeune sans m'attendre, qu'elle a dit "non, je t'attends", que j'avais oublié de prendre des bonbons pour les petits, qu'il y avait le mot Love cousu sur mon pantalon.

La lettre dit qu'elle s'appelle Jeannine, qu'elle est institutrice pour les plus petits et qu'elle ne parle pas le français. Mais qu'elle "doit" écrire cette lettre.

Je balaie ma mémoire pour en extirper une image, je revois tous ces petits tabliers bleus, les roulades dans l'herbe à l'insu de la directrice, les joyeuses bousculades autour de la caméra, les parents lissant leurs vêtements sous le petit préau, mais je ne vois pas Jeannine.
Il faudrait pouvoir tout capter, voir les signes, reconnaître les espérances, les regards, n'en rater aucun, ou ne jamais le savoir pour n'en regretter aucun.

La lettre est l'histoire de millions d'autres Jeannine à Madagascar, l'argent qui manque et l'école à quitter brusquement pour devoir travailler. Simplement.
Et puis une lettre pour inverser le destin de ses soeurs qui ne retourneront pas au collège en septembre. Ce n'est pas une supplique, juste une espérance, celle de "votre arrivée ici encore qui peut m'aider de résoudre l'écolage à payer. Selon la possibilité qu'il y en a".

Et tout parait si possible, quand on s'y met un peu.

J'ai un rallye à inventer et une lettre à écrire.

15 juillet 2007

Que nos rêves demeurent (un peu)

La plupart du temps, j'ai le sourire. Naturellement.

Mais le politically correct faisant aussi partie de mon rôle chez Pokanel, le sourire forcé est parfois une figure imposée tel le triple axel dans la vie de Nelson Monfort.

Et puis plus rarement mais sûrement, certaines attitudes vont dépasser les limites des bornes...
C'est alors que Nelson hurle cramponné au micro : "Olalalalalalaaaaaaaaaaaa, c'est une chuuuuute my God ! Si prèèès du but, Nathalie se vautre, mange la glace, manque son back spiiiiin du fait de la mauvaise coordination des lancers de ses segments lors de son impulsion, God save the Queen and Nathalie par la même occasion !".

Sur le banc de la patinoire, Anita ma coach russe n'est pas contente contente évidemment... [Là, c'est de l'intox... Elle dit souvent "T'as bien fait, t'es trop patiente merde!"]

Alors brillante illustration pas plus tard que cette semaine sur le blog de l'enthousiaste Raphaëlle avec Hollow man, un de ses commentateurs, qui ne devrait pas tarder à m'inviter pour les vacances disperser mes morceaux préalablement découpés par ses soins...

Mais bon Nelson, n'être que des "doux rêveurs", ça ne ressemble pas à un compliment ça, si ? Bref.


Anne m'a soufflé cette semaine d'ouvrir un second blog moins officiel où nous pourrions "temporiser" tranquillement, loin des convenances imposées, une sorte de soupape puisqu'il est essentiel de toujours vous sourire... Good idea !

Alors avant d'ouvrir ce blog, je vous fais ici un paquet cadeau de 2-3 PETITS TRUCS EN PASSANT...

Si tu ne paies pas ton inscription au rallye, ne compte pas m'arnaquer ni vu ni connu le 15/09, je serai moins bête polie que l'année dernière... [Si tu te sens concernée Morgane d'Ampahibe, c'est normal hein...]

Si tu as dit "Oh ouiiiiii c'est génial je viendrai le 15 !" et que maintenant tu fais le poisson mort mazouté par l'Amoco Cadiz malgré mon 13ème mail de relance, appuie sur l'icône répondre et copie-colle la phrase suivante :
"Oups ! Finalement j'ai un mariage/PACS/accouchement/baptême/lendemain de vendredi (au choix) mais j'aurais adoré venir !" [Et hop on ne compte plus sur toi, ça évite d'avoir des équipes fantômes, de monter des parcours pour rien parce que tu te rappelles qu'on ne fait pas tout ça pour se retrouver le bec dans l'eau ?]

Si ça fait 3 ans que tu dis "c'est trop bien ce que vous faîtes, je viendrai l'année prochaine !", n'hésite pas à vraiment venir cette année parce que c'est sûrement la dernière édition. Ensuite on se lancera dans les soirées Camping et on invitera Patrick Sébastien qui vous fera tourner les serviettes. D'ailleurs je vous glisse le refrain pour commencer à vous échauffer...

Et on fait tourner les serviettes
Comm' des petites girouettes
Ca nous fait du vent dans les couettes
C'est bête, c'est bête
Mais c'est bon pour la tête
ET ALLEZ !!!!


Vous ne l'aurez pas volée cette soirée ! Et ce sera trop tard pour me supplier "oh s'il te plait, fais-nous un rallye...", rien du tout, NADA, vous m'épuisez là à faire vos stars.

[Demain je redeviendrai trop gentille avec vous et vous aurez des nouvelles de Mada...]

12 juillet 2007

A vos marques...

Non pas pour finir vos soldes mais pour prendre le bon départ au rallye du 15 septembre.


Les ethnies Betsileo, Antemoro, Merina, Mahafaly, Bara et Antanosy cogitent déjà à 23 456 neurones/s sur l'énigme du lieu de départ du rallye.


Pour les équipes retardataires, dépêchez-vous de me renvoyer vos fiches d'inscription et accédez ainsi au bonheur de répondre à une vraie question, autre que "mais quand va-t il s'arrêter de pleuvoir sur Paris en plein juillet ?!?"...

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