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31 octobre 2005
Prochain rallye culturel : le 24 juin 2006
Votre futur terrain de jeux : le coeur de Paris et ses rues les plus pittoresques.
Vos moyens : le road book de Pokanel, votre sagacité, vos pieds et votre humour bien sûr ;-)
Votre point de départ : une première énigme... A vous de découvrir le lieu de rendez-vous !
Notre objectif : vous faire passer une belle journée, ludique et drôle.
La finalité de ce rallye : financer la construction et l'équipement d'une cantine scolaire ainsi que la scolarisation de dix nouveaux élèves à l'école d'Ambodiafontsy (Madagascar). L'intégralité des bénéfices du rallye soutiendra ces deux projets.
Les plus de la nouvelle édition : des défis pour les plus petits, des épreuves inter-équipes et encore plus de surprises...
Chaque équipe sera porteuse d'une maison ou d'une voiture typiques de Madagascar qu'elle devra remplir tout au long de son mystérieux parcours...
Modalités : Rallye culturel et pédestre, de 10h à 18h pour 96 participants (12 équipes de 8 personnes)
Participation : 15 euros (pour information, deux inscriptions permettent la scolarisation d'un enfant pendant un an à Madagascar)
Inscription dès aujourd'hui et dans la limite des places dispos.
Le rallye s'achèvera vers 18h après un petit cocktail vitaminé, la remise des prix à chaque participant des trois premières équipes ainsi qu'un petit cadeau typique de Madagascar pour chacun.
Renseignements et inscriptions : contact@pokanel.org ou au 06.61.79.58.49
A bientôt !
20:51 Publié dans OP Rallye du Ravinala | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
28 octobre 2005
Où il faut

Loin des villes, le soleil s'est levé sur les collines. Déjà on se dépêche, après trois prières, de fouler la terre. Le jeudi, on s'affaire pour attraper le taxi-be qui conduit jusqu'à Mahamasina et son marché.
Loin des villes, on scrute les nuages et les présages, on y croit plus qu'aux mots, ici il faut toute une saison de larmes pour que vienne enfin l'eau.
Loin des villes, on n'a pas l'embarras du choix des "peut-être, pourquoi pas, on verra", il faut accepter le combat puisqu' il est déjà là.
Loin des villes, on ne regrette pas de n'avoir pas ci ou ça, il faut rester droit, et remercier chaque nuit que les siens soient en vie.
13:50 Publié dans 3. Madagascar | Lien permanent | Commentaires (9) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25 octobre 2005
Spirit
Dans la vie quotidienne de Pokanel, il y a des hauts, des creux, des bosses, des rires, des coups de foudre, des envies, des rappels à la raison, des doutes, de l'énergie, un joyeux pêle-mêle qui nous fait avancer à notre rythme.
On apprend de tout... de ceux qui attendent qu'on se prosterne devant les chiffons qu'ils nous donnent "puisque c'est pour les pauvres", de ceux qui monnayent leurs généreuses propositions contre des fausses factures "mais ça se fait tout le temps", de ceux qui nous trouvent "trop réglos" pour finaliser des projets communs, de la condescendance la plus pure "c'est bien de montrer que même des Malgaches peuvent y arriver",...
A l'intérieur la colère qui boue bien sûr, à l'extérieur toujours prendre congé poliment, "non, merci". Je ne sais pas comment s'appelle ce que j'apprends en ce moment, une apparente tolérance à la bassesse peut-être.
Ce que je sais surtout et que j'aime, c'est la cohésion de notre équipe, cette même voix qui dit justement "non, merci". Quand Anita et moi avons décidé de créer Pokanel, on s'est donné trois "règles" à respecter :
Ne jamais faire de misérabilisme facile. Madagascar est un pays formidable à découvrir pour sa beauté et encore plus pour la richesse de sa culture et de ses habitants, volontaires et chaleureux. Certains y ont besoin d'un coup de pouce, on va essayer d'en donner quelques uns. Pour cela, donner envie aux gens en France de venir s'amuser à nos rallyes, soirées, etc, au profit de nos actions à Mada. Juste échanger de la bonne humeur ici contre de l'espoir là-bas.
- Avoir une gestion rigoureuse et transparente. Toujours valider les dépenses ensemble, afficher un bilan annuel. Garder la maîtrise des projets que nous finançons, pas de délégation possible à une tiers personne. Nous finançons des projets, et ne donnons jamais d'argent directement.
- S'arrêter si on perd le sens et l'enthousiasme de FAIRE.
Pourquoi j'écris ça aujourd'hui ? On ne compte pas s'arrêter, bien au contraire ! Mais la fin d'année approche et c'est l'occasion de réfléchir à ce nouveau bilan, ce qui a bien marché, ce qui est à améliorer, les erreurs à ne pas répéter,...
A tous merci de votre soutien :)
16:49 Publié dans 1. Qui sommes-nous ? & Co | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pokanel
24 octobre 2005
Ambodiafontsy
Madagascar, 12 octobre 2005
En route, destination Ampitatafika, à une dizaine de kilomètres d'Antananarivo.
Pour vous déplacer à Madagascar, vous avez le choix entre la voiture (si vous en avez une), le taxi (si vous en avez les moyens), le taxi-be (minibus collectif en ville) ou taxi-brousse (en campagne), la charette à zébu ou enfin vos pieds. Les périples chez Pokanel se font surtout au moyen des trois derniers. D'abord ça colle bien à nos finances, ensuite les belles rencontres sont assurées.Si dans le métro, vous regardez votre voisin de travers aux heures de pointe, un petit tour en taxi-be ressuscitera votre sociabilité en sommeil. Faire ami-ami avec la poule inconnue qui caquette sur vos genoux vous y aidera assurément. Nana Mouskouri aussi, que vous aimerez dans sa reprise en boucle et à tue-tête du "Temps des cerises". Bref, le taxi-be pour Ampitatafika, c'est le bain humain préféré des Pokaneliens, sourires et échanges avec ses voisins au programme du matin.
Quand vous aperceverez le ravinala à gauche au loin, n'oubliez pas de crier "misy miala!" au chauffeur pour descendre à l'entrée de la piste vers Ambodiafontsy.
La piste traverse à gauche les rizières et les terres. Ces terres que les villageois creusent pour façonner les briques qui sèchent au soleil avant d'être empilées pour leur cuisson. Dès le lever du jour, le linge étendu dans l'herbe bariole déjà l'horizon.
Le plus court pour rejoindre l'école et le dispensaire est de couper à travers les champs, puis d'escalader la colline de latérite à droite et remonter la piste à travers les maisons aux greniers à riz. En chemin, vous croiserez forcément des enfants du village, sûrement rieurs et curieux, même si pour eux l'école commence et s'arrête aux grilles de l'enceinte du Sacré-Coeur. Inaccessible. L'écolage (frais de scolarité mensuels à Madagascar) rend difficile, voire impossible, la scolarisation des plus démunis.
En attendant de pouvoir faire plus, ce matin une petite distribution est prévue à leur intention. Feutres de couleurs pour égayer un peu les dessins, brosses à dents et dentifrices pour prévenir les caries, médicaments gratuits remis pour eux au dispensaire,... L'après-midi, je suis rejointe par Mino et Mme Ramanambe pour le tri et la distribution de tous les vêtements d'enfants collectés en France cette année, près de 95 kg.
Les cartons se vident au rythme des tas qui s'élèvent en fonction de la taille des vêtements. En une heure, tout est trié, plié, étiqueté, c'est l'effet "Mino-Efficacité" !
Les villageois se sont rassemblés devant le portail de la maison, il y a plus de deux cents personnes, une majorité d'enfants, ainsi que les femmes du village avec leur dernier né dans les bras. Une fois la distribution (très vivante !) terminée, chacun est reparti heureux des vêtements offerts comme le montrent les jolis sourires des enfants... Une nouvelle distribution aura lieu dans le cadre de la fête organisée pour les enfants à Noël.
A cette occasion, nous avons besoin de petits sacs à dos/cartables pour les écoliers, alors si vous en possédez dont vos enfants ne se servent plus, n'hésitez pas à nous contacter, nous serons ravis de les récupérer.
Concernant ce voyage express à Mada, j'adresse un grand merci à Mino pour toutes les séances "phosphore" intensives et nos périples à Pochard, Tsaralalana, Mahamasina et Ambodiafontsy. Et un grand merci bien sûr à Mme Florentine Ramanambe, notre précieuse alliée sans qui rien ne serait si... possible ! ;-)
16:26 Publié dans 2. Nos actions | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
20 octobre 2005
Sandra et Faniry
Madagascar, village d'Ambodiafontsy, 11 octobre 2005.
Sandra a 4 ans. Aujourd'hui, c'est son premier jour d'école. Timidité et joie mêlées.
Bien sûr, la rentrée des classes s'est faite il y a déjà un mois, mais ça n'a pas d'importance, Sandra sait que c'est sa rentrée.
Nous traversons la cour de latérite... à cet instant, je ne sais pas qui tient la main de l'autre.
Sandra a des parents attentifs, qui rêvent bien sûr du meilleur pour leurs trois enfants. D'un avenir meilleur que leur réalité.
Le père de Sandra fait des petits travaux de maçonnerie quand il en trouve (et il en cherche). La mère de Sandra cultive des brèdes sur un ruban de terre capricieuse, son dos courbé vers les précieuses feuilles. A eux deux, 150 000 fmg par mois, un peu moins de 13 euros. Pas assez pour vivre, trop peu pour inscrire Sandra à l'école de toute façon.
Des parents de Sandra, je ne sais rien de plus, je ne sais que le respect de nos rencontres et leur courage. Du courage, empreint de dignité, essence quotidienne dans un pays qui n'est pas seulement celui des lémuriens...
Sandra entre dans la classe des plus petits, elle rattrapera vite ce premier mois, les petits tabliers bleus se sont déjà tous regroupés pour accueillir la petite fille.
Demain, Faniry suivra Sandra, il a 3 ans et demi, même envie, même volonté, même situation, même coup de pouce.
32 euros, c'est le prix que Pokanel verse pour scolariser chaque enfant. 32 euros tout compris, pour ses inscription, écolage, fournitures, vêtements de classe.
Cette rentrée scolaire est la première de Pokanel et on en veut plein d'autres. On marque cette journée d'une jolie pierre blanche pour se souvenir que tout est possible, qu'on peut sans trop de grands discours changer la vie, un peu, beaucoup, modestement. Cette journée a en tout cas changé la notre. On a maintenant cette envie chevillée au coeur d'aller plus loin, de faire mieux et plus, pour plus d'enfants !
Les projets 2006 prennent vie, résolument positifs et enthousiastes, on vous en parle très vite ! ;-)
15:35 Publié dans 2. Nos actions | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note










